Le pétard mouillé des partisans du boycott du 20 mai

Quelques partis politiques camerounais, parmi lesquels le SDF, le CPP et l’AFD, ont décidé de boycotter la fête nationale qui s’est célébrée le 20 mai dernier, en usant d’arguties telles que la crise anglophone, l’accident d’Eséka, etc.

Même si cela a eu l’effet d’un pétard mouillé, la célébration ayant été des plus belles, refuser de célébrer la fête nationale est un acte très grave.

Mais considérons que, dans un contexte de démocratie, les acteurs politiques sont libres de poser de tels actes. Refuser de prendre part à la fête nationale, c’est passer un message ; ça peut aussi simplement être une façon de manifester sa présence, une façon d’ « exister », surtout quand on est en panne d’idées. Mais il faudrait que ceux qui posent de tels actes en assument les conséquences. Car, il faut bien le relever, le peuple n’est pas dupe, et il peut voir qui œuvre pour son bien ou alors pour sa destruction.

Les deux régions anglophones du Cameroun connaissent une situation de crise depuis environ six mois. Le Président Paul Biya et son gouvernement ont déployé tout ce qu’il faut comme efforts pour en sortir. Les revendications des avocats ont trouvé des réponses appropriées. Il en est de même de celles des enseignants. Mais, pendant ce temps, quelques extrémistes, disposant visiblement d’un agenda caché, persistent. Et, usant de menaces et de chantage, ils empêchent l’école de reprendre son cours normal et la justice de fonctionner selon les règles de l’art.

Personne de bonne foi ne saurait raisonnablement se fonder sur ce qu’il convient d’appeler « crise anglophone » pour boycotter la fête nationale qui, par définition, est la fête de toute la nation et donc de tous les Camerounais de quelque bord politique qu’ils soient.

Plus grave encore, profitant de cette situation, certains agitateurs, tapis dans l’ombre, ont lancé des appels à la sécession et, chaque jour, tentent de poser des actes qui visent à mettre à mal l’unité du pays et le vivre-ensemble des Camerounais. Ils ont été les premiers à appeler au boycott de la fête du 2O mai et promis « la plus grande journée ville morte de l’histoire » à cette occasion.

Il va de soi que les partis politiques qui ont adopté le même mot d’ordre de grève que les extrémistes courent, à juste titre, le risque, d’être considérés comme étant du même bord. Que l’on ne soit donc pas surpris si, demain, on les taxe de partis soutenant la sécession. Il leur sera alors difficile de trouver des arguments pour se défendre

J.Daniel

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