Paul Biya et le rapport d’enquête sur la catastrophe ferroviaire d’Eséka

Il est donc connu, le contenu du rapport de la Commission d’enquête ordonnée par le président Paul Biya pour faire la lumière sur le drame ferroviaire qui a endeuillé le Cameroun le 21 octobre 2016 à Eséka, lorsqu’un train Intercity reliant Yaoundé à Douala, a fait environ 79 morts et plus de 600 blessés.

Il faut dire que Paul Biya accorde une importance particulière à cette affaire, puisqu’il met la Commission d’enquête sous l’autorité directe du Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang.

Le communiqué rendu public par le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, donne les résultats de l’enquête et relève les leçons qu’en tire le chef de l’Etat et les mesures qu’il prend en conséquence.

Les résultats de cette enquête étaient attendus parfois avec une impatience mal contenue, voire avec un brin de scepticisme par une certaine opinion, comme si l’on quelqu’un pouvait avoir intérêt à cacher quoique ce soit. Certains acteurs de la scène politique nationale en panne d’inspiration ont même tenté de récupérer cette tragédie à des fins purement politiciennes, insinuant que le pouvoir n’allait pas publier les résultats de la commission d’enquête.

Voilà donc que, sans donner l’impression de subir quelque pression que ce soit, le président Paul Biya a décidé quand il le fallait les conclusions de l’enquête qu’il a ordonnée. Et ceux qui pensaient que l’on allait maquiller les faits en ont eu pour leur compte.

A en croire le communiqué du secrétaire général de la présidence de la République publié à cet effet, le rapport de la commission d’enquête a clairement identifié les causes du terrible accident ferroviaire d’Eséka, et a désigné nommément le responsable principal, le transporteur Camrail, une filiale du groupe français Bolloré. Que peut-on dire de plus grave ?

Paul Biya  ne s’arrête pas là, puisqu’il instruit des poursuites contre les responsables de ce drame, un audit de la convention signée entre l’Etat du Cameroun et Camrail, la création d’une société de patrimoine chargée de gérer le chemin de fer camerounais, etc. Par ailleurs, ce qui s’est passé à Eséka, les Camerounais ne pourront jamais l’oublié. Raison pour laquelle le président Paul Biya ordonne l’érection d’une stèle en souvenir de cette stratégie.

Et, pour terminer, magnanime, le président Paul annonce le déblocage de la somme d’un milliard de F CFA comme assistance supplémentaire aux victimes de la catastrophe et à leurs ayants-droit.

  1. Daniel

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