Droits de l’homme dans les régions anglophones du Cameroun : qui le SDF veut-il tromper ?

Dans son édition du 26 mai dernier, le quotidien Le Jour relevait avec pertinence qu’« incendier les édifices publics est le moyen dont se servent aujourd’hui des individus jusqu’ici non identifiés, pour contraindre les populations dans les Régions anglophones à obéir aux mots d’ordre diffus ».

Il était  temps qu’une voix s’élève pour dénoncer ce qui se passe dans le Nord-ouest et le Sud-ouest, où, depuis plusieurs mois, de nombreux enfants ont été contraints de rester à la maison alors qu’ils voulaient aller à l’école ; des commerçants, qui ne demandaient qu’à mener leurs activités ont été  contraints de fermer boutique un ou plusieurs jours de la semaine.

Pour atteindre leur objectif, des individus, qui avancent masqués, ont eu recours à l’intimidation, menacé de paisibles citoyens et incendié des édifices publics, une vingtaine au total, selon les chiffres avancés par le quotidien paraissant à Yaoundé. Le plus difficile à comprendre est que tout ceci est arrivé alors même que le gouvernement camerounais, sous l’impulsion du chef de l’État Paul Biya, avait déjà trouvé des solutions aux problèmes corporatistes posés par les avocats et les enseignants des deux régions anglophones du pays.  Comment ne donc pas croire à un agenda caché, d’autant que des revendications à caractère sécessionniste ou fédéraliste ne vont pas tarder à surgir?

Mais, un peu comme si tétanisés par ce qui se passait, très peu de gens ont osé lever le petit doigt pour dénoncer la prise en otage des enfants, le blocage du système éducatif, la destruction des édifices et autres biens publics chèrement acquis grâce aux impôts de tous les Camerounais. Et certains manipulateurs de l’opinion ont voulu faire croire que les populations adhéraient à ces mots d’ordre, voire à ces actes irresponsables. Paradoxalement, c’est l’État qui était accusé par ces derniers de violer les droits de l’homme. Il y en a qui sont allés jusqu’à faire des rapprochements avec les massacres du Rwanda. Excusez du peu !

La meilleure, c’est la résolution des hiérarques du SDF qui parle de la mise sur pied d’une commission spéciale chargée de faire un rapport exhaustif sur « les meurtres et les violations des droits de l’Homme dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis le début de la crise dite anglophone ».   Réunis à Bamenda le week-end dernier, Fru Ndi et les siens affirment sans coup férir que «le régime de M. Biya mène une guerre non déclarée contre les citoyens des Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest», évoquent « les forces des ténèbres entièrement contrôlées par le régime de M. Biya, contre les autorités religieuses chrétiennes dans les régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest». Qui veulent-ils tromper ?

J. Daniel

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