Crise anglophone : cinq personnes libérées

Des informations concordantes, diffusées notamment dans la presse camerounaise, font état de la libération par la justice camerounaise de cinq suspects interpellés dans le cadre des violences perpétrées dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest  vendredi dernier.

Leur interpellation s’inscrivait dans le cadre de l’information judiciaire ouverte à la suite des actes de violence et autres faits délictueux dans la partie anglophone du Cameroun dans la foulée de ce qui, au départ relevait des revendications corporatistes des avocats et des enseignants anglophones, mais qui vont prendre une toute autre tournure… On a porté atteinte aux symboles de L’État, détruit des édifices publics et  des biens privés…

Les auteurs présumés de ces actes ont été traduits devant les tribunaux où, comme cela devrait se faire dans un État de droit, ils devraient répondre de leurs actes. Il va sans dire que les personnes arrêtées, parfois en flagrant délit, étaient jusque-là présumées innocentes. Il revenait aux instances judiciaires d’établir leur culpabilité à travers des enquêtes et toutes autres méthodes propres à la justice.

Mais, il apparait que, dans la recherche d’une solution à une crise qui tendait à perdurer, une certaine opinion a suggéré que les personnes arrêtées soient, dans un souci d’apaisement,  remises en liberté. Pour cela, une décision politique devait être prise notamment au plus haut niveau de L’État. D’autres, pendant ce temps, soutenaient qu’il fallait laisser la justice suivre son cours, afin d’établir les responsabilités et, éventuellement sanctionner les coupables.

Le chef de l’État Paul Biya n’est pas tombé dans le piège de ceux qui souhaitaient que l’Exécutif se mêle des affaires qui relèvent exclusivement de la compétence de la justice, d’autant que l’affaire était encore dans sa phase d’instruction.

La justice camerounaise, agissant dans le cadre des possibilités que lui offre la loi, fait donc son travail. Et si elle a décidé la relaxation pure et simple de cinq individus, c’est qu’elle estime que les charges retenues contre eux sont insuffisantes pour établir leur culpabilité et donc les maintenir en détention. Cette décision peut et doit contribuer à apaiser les esprits et contribuer à ramener le calme et la sérénité tant souhaités dans les deux régions anglophones du Cameroun.

Par contre, puisque force doit rester à la loi, il faut comprendre que ceux qui sont reconnus coupables par la justice des actes qui leur sont reprochés soient sanctionnés conformément à la loi. L’État doit d’appliquer la loi sans faiblesse et affirmer son autorité sur toute l’étendue de son territoire pour éviter l’émergence  de zones de non droit.

J. Daniel

 

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