Unité nationale : le Parlement y tient

La session ordinaire du mois de juin s’est ouverte le 8 juin dernier au Sénat et à l’Assemblée nationale. Les présidents des deux chambres ont saisi cette occasion pour prendre des positions fortes en faveur de l’unité nationale, au vu du contexte national dans lequel cette session se tient.

Il faut relever que cette session se tient au lendemain de la célébration de la fête nationale, le 20 mai, autrement appelée fête de l’Unité nationale. Et, tout le monde le sait, le deuxième parti le plus représenté à l’Assemblée nationale, le SDF, a choisi de boycotter cette célébration sous de fallacieux prétextes que nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer. Cela n’a pas empêché, il faut bien le souligner,  que la fête soit belle sur pratiquement toute l’étendue du territoire national, au grand dam des partisans du boycott.

Par ailleurs, cette session se tient alors que même le gouvernement multiplie les initiatives pour normaliser la situation dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

C’est donc dans ce contexte qu’étaient attendus les discours d’ouverture du président de l’Assemblée nationale tout comme celui de son homologue du Sénat. Et comme s’ils s’étaient passé le mot, Cavaye Yéguié Djibril et Marcel Niat Njifenji ont décidé d’axer leurs discours sur l’unité nationale.

Le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yéguié Djibril, a félicité les Camerounais qui, en dépit des appels irresponsables au boycott, ont manifesté attachement à l’unité de leur pays, leur engament pour son intégration et leur  désir pour le vivre-ensemble. Ils l’ont en effet démontré lors de la célébration de la 45e édition de la fête nationale. Par la même occasion, il a loué les vertus du dialogue dans la résolution des problèmes.

Pour sa part, le président du sénat, Marcel Niat Njifenji, a salué « la mobilisation remarquable des compatriotes pour célébrer avec ferveur la fête nationale». M. Niat a magnifié l’expression ardente du patriotisme et l’exaltation de l’appartenance à une même nation, à travers la participation massive les Camerounais au défilé du 20 mai. Il a, comme on peut le comprendre, condamné le comportement de certains leaders de partis politiques qui ont appelé au boycott.

Le président de l’Assemblée nationale et celui du Sénat ont profité de l’ouverture de la session du mois de juin pour réitérer, au nom du peuple camerounais, le caractère indivisible de l’État du Cameroun, et ont condamné avec la dernière énergie toute velléité d’atteinte à son unité.

Les discours d’ouverture des sessions de l’assemblée nationale et du sénat révèlent également que, d’après les avis recueillis par les parlementaires qui ont sillonné le terrain ces derniers temps, les populations apprécient les mesures qui ont été prises par le chef de L’État pour répondre aux revendications des avocats et des enseignants anglophones en particulier, et pour normaliser la situation dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest en général.

On peut penser que l’écrasante majorité des parlementaires, tout comme la plupart des citoyens,  adhèrent à ce discours qui appelle à l’unité, à la paix et au soutien au président Paul Biya pour permettre au Cameroun de poursuivre dans la sérénité son chemin en vue de son émergence.

J.Daniel

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

un × 4 =