Les défis des nouveaux DG des entreprises publiques

Le président de la République procède depuis quelques semaines à la nomination de nouveaux responsables à la tête d’un certain nombre d’entreprises publiques : la Caisse autonome d’amortissement (CAA), l’Agence de régulation des télécommunications (ART), le Laboratoire national de génie civil (Labogénie), le  Parc national de matériel de génie civil (MATGENIE), etc., ont ainsi vu arriver à leur tête de nouveaux patrons.

A l’observation, les promus sont généralement plus jeunes que leurs prédécesseurs. Néanmoins, ils disposent tous d’une grande expérience dans la gestion des affaires publiques, très souvent à un haut niveau.

Nombre de ces DG ont en effet été secrétaires généraux de ministères, après une carrière qui les a vu occuper des postes de direction. En même temps, ils disposent d’un bagage intellectuel qui devrait leur permettre d’affronter avec succès les nouvelles missions qui leur sont assignées.

Il y a dans le mouvement qui est ainsi impulsé par le chef de l’État camerounais une réelle volonté de renouveler le top management des entreprises concernées en y désignant des gens nouveaux et neufs, plus jeunes, et donc plus motivés et dynamiques, capables de leur donner un nouvel élan. Car, faut-il le relever, le long séjour de certains responsables à la tête des entreprises publiques peut avoir un effet inhibiteur, le risque de verser dans la routine grandissant au fur et à mesure que les années passent.

L’arrivée de nouveaux dirigeants peut alors être perçue comme du sang neuf injecté à ces entreprises. On peut s’attendre à ceux-ci soient plus motivés, aient plus d’envie,  soient plus tournés vers l’innovation. Ils devraient aussi, plus que ceux qui les ont précédés, se soucier d’observer les règles de gouvernance sans lesquelles tous les efforts sont voués à l’échec. Cela devrait logiquement permettre d’améliorer leurs performances.

Au vu de l’importance des entreprises publiques dans l’économie camerounaise, il va sans dire qu’une telle amélioration de leurs performances est susceptible d’avoir un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie, dans la perspective de l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035.

De nombreux défis interpellent donc les nouveaux patrons: le défi de la modernité, le défi de la gouvernance, le défi de la performance. Ces défis, ils se doivent de relever. C’est ce que le président de la République attend d’eux.

 

J. Daniel

 

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