Paul Biya et la production de l’électricité au Cameroun

Le chef de L’État camerounais, M. Paul Biya, mise sur la production de l’électricité pour le développement du Cameroun. Il a récemment reçu en audience au palais de l’Unité à Yaoundé le DG d’Électricité de France. Avec son hôte, le président Biya a discuté du financement de la construction d’un barrage hydroélectrique sur la Sanaga à Nachtigal. D’une capacité de 420 KWH, ce  barrage devrait produire le tiers de la production nationale d’hydroélectricité.

C’est donc, comme tout le monde peut le constater, un projet très important dans la stratégie élaborée par le gouvernement camerounais pour rendre le Cameroun autosuffisant en matière d’électricité, et même devenir exportateur net d’énergie électrique.

La production de l’électricité est en effet l’un des leviers sur lesquels le gouvernement compte le plus pour que conduire le Cameroun vers l’émergence à l’horizon 2035. Et avec raison, dans la mesure où le Cameroun dispose d’un potentiel extrêmement intéressant, le deuxième en Afrique après la République démocratique du Congo.

Dans les milieux avisés, le Cameroun est potentiellement une puissance énergétique. En effet, son potentiel hydroélectrique est estimé à 55,2 GW et sa productibilité d’énergie électrique à 294 Twh par an.  De cet énorme potentiel, seulement 1,5 % est jusqu’ici effectivement exploité.

Il faut relever, et le gouvernement camerounais l’a bien compris, que la production suffisante de l’électricité va contribuer à réduire de manière substantielle les coûts des facteurs, et donc contribuer au développement de l’économie nationale.

Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a opté pour une politique basée sur le développement de l’énergie hydroélectrique  et  la mise en place de structures spécialisées dans les énergies. A cet effet, il a  élaboré un plan de développement de ce secteur, fait voter une nouvelle loi sur l’électricité,  mis en place un certain nombre de structures, et  engagé de vastes chantiers infrastructurels.

S’agissant de la loi, l’une des innovations porte sur la possibilité que plusieurs opérateurs peuvent désormais intervenir dans la production de l’électricité. L’on assiste ici, il faut bien le souligner, à une évolution notable : il est en effet mis fin au monopole jusque-là exercé par une seule  entreprise.

Pour encadrer le secteur de l’électricité,  en plus du ministère chargé de l’électricité qui a en charge l’élaboration et la mise en œuvre de la politique nationale d’électricité, trois structures voient le jour : une Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel), une Agence chargée de l’électrification rurale (AER), une société chargée de la gestion du patrimoine (EDC).

A cela, s’ajoutent les opérateurs dont le rôle est de produire et de distribuer l’énergie électrique.

Le chantier dans lequel le gouvernement s’illustre depuis quelques années est celui des infrastructures : un immense barrage – réservoir a été construit à Lom Pangar. Son rôle principal est de réguler le débit sur le fleuve Sanaga, afin d’éviter des périodes d’étiage.

D’autres barrages hydroélectriques ont été construits ou sont en cours de construction, notamment à Memve’ele et à Mekin. D’autres projets pourraient démarrer dans un délai plus ou moins courts  dont, notamment, celui de la Menchum et celui de Bini à Warak, pour ne citer que ceux dont les dossiers sont très avancés.

Il est constant que les pièces du puzzle sont mises en place pour l’émergence du Cameroun.

  1. Daniel

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