La solution camerounaise au problème des réfugiés

La 17e édition de la journée mondiale s’est célébrée le 20 juin dernier avec des appels à la solidarité, au  partage et à plus d’engagement à sauver la situation des réfugiés dont les chiffres ne cessent de croitre. Le Cameroun, pour sa part, apporte déjà une contribution substantielle à la résolution de ce problème.

Le Cameroun, 7e pays africain et 13e  mondial à abriter le plus grand nombre de réfugiés,  n’a pas attendu ces appels pour ouvrir largement ses portes aux réfugiés qui sont, pour l’essentiel, la conséquence des conflits armés dans les pays voisins. C’est ce qui faire dire à Lazare-Etien Kouassi, le représentant du Haut-Commissariat aux Réfugiés  (HCR) au Cameroun que le pays du président Paul Biya est « une véritable terre d’hospitalité qui accueille généreusement environ 373 000 réfugiés et demandeurs d’asile ».

En fait, le Cameroun accueille environ 260 000réfugiés centrafricains qui se sont installés dans les régions de l’Est, de l’Adamaoua et du Nord. On y trouve également 88 000 réfugiés nigérians qui, eux, fuyant les exactions de la secte terroriste Boko Haram, se sont installés dans la région de l’Extrême-nord. Par ailleurs, selon les statistiques du HCR, on dénombre 20 000 réfugiés urbains qui vivent principalement dans les villes de Yaoundé et Douala.

Pendant longtemps, le Cameroun a abrité un nombre important de réfugiés tchadiens et rwandais qui fuyaient leur pays du fait de l’instabilité politique et des conflits armés.

En plus des réfugiés, on dénombre 220 000 déplacés internes  dans la région de l’Extrême-nord. Il faut dire que, même si le pays bénéficie du soutien du HCR, la gestion des réfugiés constitue un lourd fardeau à la fois pour l’État et pour les populations. Il doit assurer la protection et l’assistance aux réfugiés et personnes déplacées internes vivant sur son territoire. Cette assistance s’étend à d’autres domaines tels que l’alimentation, la fourniture en abris et autres articles non-alimentaires, l’appui aux activités génératrices de revenus, l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement, la prise  en charge des soins de santé et l’éducation.

Comme tout le monde peut le constater, les réfugiés, qui représentent 2% de la population camerounaise,  exercent une forte pression sur le budget de L’État du Cameroun et même sur les populations qui les accueillent et qui sont obligées de partager avec eux leurs terres et certaines autres ressources telles que l’eau.

Le gouvernement de la république du Cameroun, sous la houlette du chef de l’État Paul Biya, a montré d’excellentes dispositions par rapport à cet épineux problème. Il consent ainsi d’énormes sacrifices pour que, avec l’appui de la communauté internationale et du HCR, les réfugiés soient traités avec humanisme, en attendant de regagner leurs pays respectifs dès que la situation s’y sera normalisée.

Le HCR, en particulier, et l’Organisation des nations unies, en général, ont d’ailleurs toujours su exprimer leur reconnaissance au chef de l’État camerounais pour la manière dont il a géré le problème des réfugiés.

J.Daniel

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