Les belles perspectives de 2018 au Cameroun

Que nous  réserve l’année 2018 ? A vrai dire, ce devrait être une année faste pour le Cameroun, avec notamment, le parachèvement du Plan d’urgence triennal (Planut), l’accélération des préparatifs de la Can 2019 que le pays va abriter, l’opérationnalisation du Plan d’urgence spécial jeunes et encadrement des populations touchées par l’insécurité transfrontalière.

Ce sont là quelques-unes des priorités contenues dans la circulaire signée le 20 juin dernier par le chef de l’Etat camerounais relativement à la préparation du budget de l’Etat pour l’exercice 2018. La circulaire présidentielle comporte des directives qui s’appuient sur un contexte économique international et régional, pour faire des projections au plan national.

Ces directives tiennent compte d’un  contexte macro-économique marqué par de meilleures perspectives économiques mondiales. En Afrique subsaharienne,   après le ralentissement de 2016, l’on devrait s’attendre à une remontée du PIB en 2018.

Au plan national, malgré les chocs exogènes et la situation économique précaire dans la sous-région, l’économie camerounaise fait preuve de résilience, même si, il faut bien le reconnaître, la croissance a ralenti en 2016, avec un taux de 4,7 %, contre 5,8 % en 2015. En 2017, les estimations se situent à environ 4,9 %.

L’on estime que pour les années à venir, l’économie camerounaise, soutenue par le secteur non pétrolier, devrait retrouver sa vigueur.

A vrai dire, 2018 devrait être une année faste pour le Cameroun, un véritable tournant pour l’économie nationale. En fait, tous les chantiers en cours permettent d’attendre cette année avec optimisme. Il y d’abord tous les chantiers engagés dans le cadre du Planut : des hôpitaux, des logements sociaux sont construits dans tous les chefs-lieux des régions en dehors des deux métropoles que sont Yaoundé et Douala. Toujours dans le cadre de ce plan triennal, il y a lieu de noter la construction d’un certain nombre d’abattoirs frigorifiques.

Certains projets engagés depuis deux ou trois ans devraient soit s’achever, soit amorcer leur phase terminale. Il en est par exemple ainsi du deuxième pont sur le Wouri, des barrages de Memve’ele et de Mekin, apportant ainsi leur contribution à la production nationale d’hydroélectricité.  Dans la même veine, les chantiers du barrage de Biri à Wara dans la région d l’Adamaoua devrait avoir suffisamment avancé, en même temps que ceux du barrage de Nachtigal sur la Sanaga, devraient avoir commencé, tout comme la réhabilitation du réseau de transport d’électricité par la SONATREL. Ainsi donc, le Cameroun qui développe sa capacité de production d’énergie électrique, va pouvoir réduire la fracture énergétique.

En matière de transport, le port en eau profonde de Kribi sera déjà certainement mis en service ; la relance de Camair-Co, quant à elle, aura probablement déjà atteint sa phase décisive. Les chantiers des autoroutes Yaoundé-Douala et Yaoundé-Aéroport de Nsimalen, devraient avoir suffisamment avancé. Il en est de même de la construction de la route Batchenga-Ntui-Yoko-Tibati qui devrait atteint un  niveau significatif.

D’une manière générale, l’objectif majeur du président Paul Biya, qui consiste à accélérer la croissance pour la rendre plus forte, durable, inclusive et génératrice d’emplois, devrait être atteint.

  1. Daniel

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