Me Francis Sama appelle les avocats anglophones à mettre fin au boycott des tribunaux

« Aujourd’hui, je suis convaincu qu’enfin le gouvernement a montré son inconditionnelle détermination à commencer à mettre en œuvre de manière effective ses promesses relatives aux revendications des avocats ».

C’est à peu près en ces termes que Me Francis Sama, avocat anglophone et ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats du Cameroun, s’est exprimé mi-juin lors de la cérémonie de prestation de serment des nouveaux avocats à la Cour d’Appel du Nord-ouest à Bamenda.

La déclaration de l’ancien bâtonnier a toute son importance dans un contexte marqué par la grève des avocats des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. C’est une prise de position on ne peut plus claire qui indique que le gouvernement a fait tout ce qu’il fallait, et qu’il n’y a plus aucune raison pour que les avocats anglophones ne reprennent pas le chemin des tribunaux.

D’ailleurs, Me Sama, lui-même, prêche par l’exemple : au moment où il fait sa déclaration, il porte sa robe d’avocat. Et dans cette déclaration, il rappelle qu’il a été au tribunal de première instance lundi, qu’il a plaidé devant le tribunal militaire pour défendre des personnes interpellées dans le cadre de la crise anglophone, etc.

Francis Sama donne lui-même la preuve de la volonté et de la bonne foi du gouvernement d’apporter des réponses satisfaisantes aux revendications des avocats anglophones. C’est ainsi qu’il cite le redéploiement massif des magistrats du Common Law dans les juridictions du Common Law, et se dit ravi pour la nomination pour la première fois de l’histoire du pays d’un magistrat du Common Law comme président de la chambre juridique de la Cour suprême. A cela, Me Sama ajoute la création d’un département de la Common Law dans les universités d’Etat et la promesse d’en créer un autre à l’Enam.

Fort de ce constat, l’ancien bâtonnier, tire une conclusion somme toute logique : il faut rompre le silence et évaluer la position en ce qui concerne le secteur de la justice et prendre les décisions de grande portée qui visent à encourager le gouvernement à mettre en œuvre ses promesses vis-à-vis de ce secteur. Au passage, il félicite le ministre de la Justice pour le travail foncier qui a été fait dans le redéploiement, les affectations et la promotion des magistrats du Common Law confirmés par le conseil supérieur de la magistrature et divers textes du président de la République.

La déclaration de Me Francis Sama n’a pas besoin d’une quelconque interprétation : le gouvernement a fait ce qu’il fallait, les avocats anglophones doivent, du moins pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, reprendre leur place dans les prétoires.

J. Daniel

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