Cameroun, pays du dialogue inter-religieux

Le Cameroun abrite depuis le 11 juillet dernier la 11e assemblée générale de l’Association des conférences épiscopales de la région Afrique centrale (ACERAC). Œcuménisme et dialogue inter-religieux, le thème retenu pour ce conclave des évêques d’Afrique centrale nous interpelle. Le pays du président Paul Biya est, il faut bien le dire, un modèle de coexistence entre diverses religions, un modèle dont nombre de pays pourraient s’inspirer.

Dans les brochures de promotion u tourisme, le Cameroun est généralement présenté comme une Afrique en miniature. D’aucuns parlent de « toute l’Afrique dans un triangle » du fait notamment de la diversité de l’environnement physique mais aussi au plan humain. Cette diversité humaine se reflète aussi au plan religieux.

Du nord au sud du pays en effet, musulmans, chrétiens de toutes obédiences, et animistes se côtoient sans jamais s’affronter, vivent ensemble dans les mêmes villes et villages, pratiquent les mêmes activités. Tous se sentent citoyens d’un même pays, et respectent les convictions et les choix religieux des uns et des autres, sans aucune discrimination.

On voit régulièrement des services inter-religieux organisés lors de certaines manifestations impliquant des responsables parfois d’un rang très élevé de l’appareil de l’État. On y voit des pasteurs prendre la parole à coté des prêtres et des imams.

Et tout ceci, bien entendu, ne saurait relever du simple fait du hasard, comme si, tout naturellement, des hommes et des femmes de confessions religieuses différentes confessions pouvaient vivre ensemble en bonne entente, sans aucun accroc. Il y a derrière cette situation, une politique. Celle qui veut que dans un État laïc comme le Cameroun, toutes les confessions religieuses bénéficient de la même considération par les pouvoirs publics.

Paul Biya, tout chrétien catholique qu’il est, n’a pas pour autant moins de considération pour ses concitoyens des autres confessions religieuses. On devrait même dire que les catholiques du Cameroun ne sauraient revendiquer aucun privilège du simple fait ‘ils sont catholiques comme le chef de l’État. De même, les adeptes des autres confessions religieuses ne sauraient se considérer comme lésés tout simplement du fait de leur appartenance religieuse.

C’est grâce à cette politique qui favorise la justice sociale que le Cameroun ne connait pas d’affrontement entre les diverses confessions religieuses. C’est cette politique qui favorise le vivre-ensemble et l’intégration nationale si chers au président Paul Biya, ce qui fait du Cameroun un pays de paix. A côté, de cela, les phénomènes tels que le groupe terroriste Boko Haram trouveront toujours  à qui parler.

J.Daniel

 

 

 

 

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