Cameroun : la grande marche du processus électoral

Pour porter une appréciation objective sur le processus électoral au Cameroun, il faut bien voir d’où on est parti et mesurer le chemin parcouru. Et on peut affirmer sans risque d’être démenti que de grands progrès ont été réalisés.

Une mission conduite par M Akinyemi Adegbola, conseiller électoral et politique à la division de l’assistance électorale au département des affaires politiques des Nations-Unies, séjourne au Cameroun jusqu’au 21 juillet prochain.

La mission onusienne a déjà eu des rencontres avec les responsables d’Elecam, l‘institution chargée d’organiser et de gérer les élections au Cameroun, et rencontré le président de l’Assemblée nationale. Elle devrait poursuivre ses contacts avec les divers acteurs du processus électoral camerounais.

Voyez-vous, c’est déjà demain… Et comme on pouvait s’y attendre en pareille circonstance, la visite de la mission, c’ des Nations-Unies donné à certains l’occasion de relancer le débat sur la gestion des élections au Cameroun. Certains acteurs versant parfois dans la surenchère verbale, oublient de voir d’où le Cameroun et d’apprécier le chemin parcouru en 28 ans de pluralisme politique.

Il faut d’abord dire qu’en faisant voter des lois sur les libertés d’association en 1990, le président Paul Biya a ouvert la voie au pluralisme politique, condition sine qua non de la démocratie. La création depuis lors dune multitude de partis politiques a été suivie par leur participation aux différentes compétitions électorales. C’est ainsi qu’un certain nombre de formations politiques, y compris de l’opposition, ont brigué et remporté des sièges dans les conseils municipaux, à l’assemblée nationale et au Sénat. Dans la même veine, des élections présidentielles ont régulièrement été organisées parfois très disputées.

L’organisation et la gestion de ces élections ont connu des imperfections. Et c’est conscient de tout cela que le président Biya a entrepris de moderniser le système électoral Camerounais. C‘est ainsi que l’on est parti des élections organisées par l’administration publique, en l’occurrence le ministère de l’administration territoriale à Elecam, une structure indépendante, en passant par l’Onel. Parallèlement, des efforts ont été faits pour aller vers des élections toujours plus transparentes, justes et crédibles grâce à l’introduction de la biométrie et une participation des différents acteurs.

Pour mener à bien ces différents changements, le président Biya a sollicité et mis en œuvre les conseils avisés de certains partenaires tels que la Francophonie, le Commonwealth, les Nations et nombre d’autres amis du Cameroun. Il a surtout pris en compte les desiderata des acteurs nationaux. Malheureusement, certains parmi ces acteurs nationaux, pour justifier leurs faiblesses et autres insuffisances, tentent de se cacher derrière le système électoral pour le discréditer.

Les élections organisées au Cameroun ne sont peut-être pas encore parfaites, si tant est que la perfection soit de ce monde. Mais une chose est cependant sure : le président Paul Biya met tout en œuvre pour améliorer le système électoral, favoriser la participation de la grande majorité de ses compatriotes au processus électoral et faire avancer la démocratie dans son pays. Et ça, personne ne peut en douter.

J’Daniel

 

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