Cameroun – Affaire Bona : pourquoi l’artiste traîne-t-il son pays dans la boue?

Il y a des affaires, quand on les entend, franchement, on se dit que certains parmi nous marchent sur la tête. Il en est ainsi, par exemple, de ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire Bona ». L’artiste n’apprécie pas de voir son image associée à la promotion de son pays. Une attitude difficile à comprendre.

Une vidéo, belle. Tonique. Un chef d’œuvre artistique, qui présente en 1 minute 45 secondes le Cameroun sous son meilleur jour, dans lequel tout Camerounais digne de ce nom devrait se reconnaître. Une vidéo comme on en a jamais vue sur ce beau pays. Cette vidéo chante l’unité nationale, proclame son caractère indivisible, clame la fierté d’être Camerounais.

On y voit les richesses du pays, naturelles, humaines, culturelles…On y retrouve le Cameroun de la ville et de la campagne, la jeunesse camerounaise exubérante, fière. On y reconnait entre autres visages, des icônes de la musique camerounaise, Manu Dibango, Charlotte Dipanda, Lady Ponce, Grace Decca, Richard Bona; des sportifs qui font la fierté de ce pays, Roger Milla, les Lions indomptables vainqueurs de la dernière CAN…Des hommes politiques, dont trois secondes du Président Biya rendant hommage aux vaillantes forces de défense camerounaises… Tout ce qu’il faut pour attirer les étrangers à venir visiter ce beau pays notre, et les compatriotes à le connaitre encore mieux et à l’aimer toujours plus.

J’ai quelques fois vu des documents sur certains autres pays, et je me suis toujours demandé pourquoi le Cameroun, pourtant si beau, si riche, ne pouvait pas en faire autant, montrer au monde ce qu’il est, c’est-à-dire, un beau pays, un grand pays, un pays où il fait bon vivre, un pays d’hommes et de femmes fiers. Et donc, pour une fois, j’ai pu voir cela dans cette vidéo, et je n’en suis que très fier, un peu comme ces centaines de milliers de   compatriotes à travers le monde qui, comme moi, l’ont vue.

Et pourtant, patatras, voilà qu’on me sort de mon euphorie. Il parait que quelque Camerounais quelque part dans le monde, n’a pas apprécié. Richard Bona, le célébrissime bassiste Camerounais, celui dont tous nous aimons la musique et dont tous les Camerounais sont fiers, est très fâché. Hein !!! Fâché de voir trois secondes (peut-être même moins) de son image associées, aux côtés d’autres compatriotes, à la promotion de son pays. Et, se réfugiant derrière un soi-disant droit à l’image, sur un ton irrévérencieux et injurieux, ordurier même, règle des comptes à qui je ne sais l’a empêché d’aller enterrer sa mère.Et dire qu’il y en a, des Camerounais, au moins du même acabit que notre Richard national, qui auraient voulu y être!

Aie! Richard Bona, dont moi, tout naïvement, je pensais qu’il portait haut l’étendard du Cameroun à travers le monde, a, semble-t-il, décidé de ne plus jamais remettre les pieds dans son Cameroun natal… Avant cela, il a refusé de venir recevoir la distinction honorifique qui lui a été conférée par celui qu’il vilipende aujourd’hui.

Richard Bona ne veut surtout pas qu’on lui fasse la  » leçon ». Nous n’allons pas le faire. Mais, entre nous, quel problème peut-il donc y avoir entre cet artiste et le président Paul Biya?  Quelqu’un, un fonctionnaire, peut-être haut placé dans l’appareil administratif, a pu commettre un impair, le frustrer. Auquel cas, il aurait des raisons de se fâcher. N’importe qui, à sa place, ferait pareillement. Mais cela suffit-il pour que le fils d’un pays traîne son Cameroun dans la boue? Il y a comme quelque chose de malsain dans son attitude. Nous voulons comprendre.

J.Daniel

 

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