Vous avez dit enquête sur la gouvernance au Cameroun?

Voici une initiative qui aurait pu être louable, n’eût été la volonté à peine voilée de ses auteurs de nuire. Il s’agit d’une soi-disant enquête sur la gouvernance au Cameroun. Un certain nombre d’arguments permettent en effet de lui enlever tout crédit, et de dire que cette entreprise relève de la manipulation de l’opinion.

Il y a en tout premier lieu les auteurs de cette enquête : il s’agit d’un Think Thank dénommé Nkafu Policy Institute de la Denis & Leonora Foundation, dont on ne se souvient pas en avoir entendu parler une seule fois. La lugubre fondation serait basée aux Etats-Unis d’Amérique. Je vous prie d’excuser mon inculture, mais je peux me permettre de dire que ce truc est inconnu au bataillon.

Il y a ensuite le moment choisi pour conduire cette fameuse « enquête » qui est tout sauf innocent. Comme nous le savons tous, deux régions sur les dix que compte le Cameroun ont connu pendant quelques mois des remous sociaux. En fait, des revendications corporatistes des enseignants et des avocats anglophones que quelques flibustiers tapis dans l’ombre ont honteusement tenter de récupérer à des fins bassement politiciennes.

Mais leur projet a, comme on pouvait s’y attendre, tourné court, butant face à la détermination et au sens de l’État du président Paul Biya et à la volonté de vivre ensemble des Camerounais. Il est permis de penser que la distance entre les auteurs de l’enquête et ceux qui s’agitent pour perturber la paix sociale et la quiétude des Camerounais n’est pas si grande que cela. Sinon comment comprendre que des gens bienveillants choisissent seulement ce moment pour mener leur enquête, et qu’ils tentent de profiter d’un certain climat social qui, en plus, n’a prévalu que dans une petite partie du Cameroun pour tirer des conclusions qu’ils s’empressent de généraliser sur l’ensemble du pays?

Laissons de côté les problèmes méthodologiques évidents que pose ce travail et qui permettent de douter de la bonne foi de ses auteurs. Demandons-nous quand même si on peut, de bonne foi, affirmer sans aucune nuance que la démocratie n’est pas une réalité au Cameroun, étant entendu que la nôtre est jeune, et donc encore en construction. Il faut tout de même admettre qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite et que, comme on peut le voir même dans les plus vieilles démocraties, le processus est loin d’être achevé.

En ce qui concerne l’économie, il faut admettre que le Cameroun est un pays en développement avec tout ce que cela suppose comme difficultés. Mais comment un homme de bonne foi peut-il ignorer les efforts que fait le gouvernement, les grands projets structurants qui sont en cours et la résilience dont fait montre l’économie camerounaise par rapport à ses voisins de la sous-région?

Non! Le Cameroun n’est certes pas un paradis, mais il est loin, mais alors très loin de l’enfer que, à travers des enquêtes tronquées et orientées, certains souhaitent qu’il soit.

J. Daniel

 

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