Et si on tournait la page de la crise anglophone…

Les remous sociaux observés ces derniers mois dans les régions camerounaises du Nord-ouest et du Sud-ouest ont inspiré des initiatives plus ou moins malheureuses à nombre de nos compatriotes.  Certains, probablement les plus inspirés, après avoir essayé en vain d’obtenir la partition du pays, ont cru devoir créer sur le papier un « État » fantoche, en fait qui n’existe que dans le seul esprit de ceux qui ont eu cette idée saugrenue, et qu’ils ont baptisé du nom d’oiseau d’« Ambazonie ».

De certaines capitales de pays étrangers, ils ont tenu des réunions séditieuses, s’accordant une légitimité facile, à bas prix. Ces gens-là se sont cru autorisés, via les réseaux sociaux, à faire des injonctions, à adresser des mots d’ordre les plus irresponsables aux compatriotes restés au Cameroun.

A la vérité, ils ne sont pas très nombreux ceux de nos compatriotes qui ont été réceptifs à ces sirènes de la haine et de la division. Si certains des mots d’ordre ont eu un certain impact sur la vie sociale, le déroulement de l’année scolaire, la justice, les activités économiques dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, c’est plus du fait des menaces et de l’intimidation de certains individus tapis dans l’ombre que de l’adhésion à ces mots d’ordre.

Et comme il fallait s’y attendre, ils se sont empressés de former un soi-disant gouvernement dont ils se sont proclamés chefs.  Il parait même quelque premier ministre aurait été désigné. Ne me demandez surtout pas comment il s’appelle – je ne m’en souviens pas – ou encore par quel mécanisme il a été désigné.

En fait, seuls quelques-uns de nos compatriotes, adeptes des réseaux sociaux, ont pu lire quelques lignes sur les activités de ces agitateurs qui ont pour passe-temps favori les appels à la division et à la haine entre les Camerounais. Il faut, à la vérité reconnaître que, en plus des compatriotes qui, sous le poids des menaces ont cédé à la peur, certains autres ont comme des moutons de Panurge, suivi sans trop savoir où ils allaient.

Aujourd’hui, nombre de ces compatriotes semblent sortir de la torpeur et se demandent comment ils se sont laisses entraîner dans ce cauchemar. Certains autres se demandent qui payera pour tout ce que les honnêtes citoyens de ce pays et l’État du Cameroun ont perdu pendant tous ces longs mois.

Je ne vais pas me permettre de dire que la crise, puisqu’il faut l’appeler ainsi, est désormais derrière nous, mais en fait, comme la quasi-totalité des Camerounais, c’est ce que j’espère, c’est ce que je souhaite. Il faut tourner la page de la crise anglophone.

Le président Paul Biya croit aux vertus du dialogue; il sait qu’il n’est point besoin de casse la maison Cameroun qu’il y a un problème ou un autre.  Paul Biya est conscient des problèmes que nos compatriotes du Nord-ouest et du Sud-ouest, et au-delà, les Camerounais des dix régions du pays, rencontrent. Nous pouvons lui faire confiance : il travaille chaque jour pour améliorer le sort de chacun d’entre nous et de nous tous.

J. Daniel

 

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