Ils ont osé faire ça!

On l’a appris lors de la rencontre que le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma, a eu avec la presse jeudi dernier: une demi-douzaine de Camerounais, se réclamant de l’ « Ambazonie », un État fantoche, qui n’existe que dans l’esprit de quelques illuminés, ont été appréhendés et sont en exploitation par la police. Ils ont été surpris en possession d’armes et s’apprêtaient à commettre des attentats sur le territoire national. C’est une affaire grave, très grave même, qui appelle à plus de vigilance de la part des compatriotes de bonne foi.

Ils l’ont fait : ils ont fait entrer sur le territoire national des armes avec pour objectif de commettre des attentats. Des individus vraiment sans foi ni loi, animés par la volonté de nuire, de démolir  ce que les Camerounais des quatre coins du pays s’emploient à bâtir, de déconstruire ce que les hommes et les femmes de ce pays construisent patiemment depuis de nombreuses années.

Depuis le mois de novembre de l’année dernière, ces individus ont avancé masqués, se cachant derrière des revendications corporatistes. Alors que le président Paul Biya et le gouvernement, dans une volonté manifeste d’apaisement, ont apporté des solutions concrètes aux problèmes posés, en réalité au-delà de toute espérance, des flibustiers, tapis dans l’ombre, ont versé dans la surenchère, allant jusqu’à revendiquer le changement de la forme de l’État et, pour les plus extrémistes, la partition du pays. Carrément.

Ils ont cassé, brulé. Ils ont mis tout en œuvre pour empêcher les enfants d’aller à l’école, la justice de fonctionner, pris en otages des citoyens honnêtes qui ne demandent qu’à vivre, à vaquer à leurs occupations, à construire leur pays.

On croyait qu’ils étaient allés trop loin dans certains agissements, et on ne    pouvait pas imaginer que ces gens-là pouvaient franchir la ligne rouge.

Et pourtant, ils l’ont fait, du moins les plus extrémistes d’entre eux ont fait ce qu’aucun patriote ne saurait souhaiter pour leur pays : porter des armes contre son pays, contre ses frères. Ces gens-là, on les a vus l’autre jour, se comportant en véritables voyous qu’ils sont devant la délégation ministérielle qui y  était allée apporter des clarifications aux compatriotes de la diaspora. En territoire étranger, ils ont eu un comportement indigne, loin d’honorer le Cameroun que nous chérissons tant.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : ils n’auront pas le dernier mot.Jamais. L’État est plus fort qu’un groupuscule de gens qui se lance dans ce qui ressemble bien à une aventure. Cette aventure est condamnée à tourner court face à la détermination du chef de l’État et à la détermination  des Camerounais de vivre ensemble, de construire un pays de paix et de prospérité, un pays où il fait bon vivre pour tous ses fils et ses filles, qu’ils soient anglophones ou francophones, musulmans ou chrétiens, de quelque région du pays que ce soit.

J. Daniel

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