Crise anglophone : Paul Biya légaliste et humaniste

C’est probablement une étape décisive dans la résolution de ce qu’il est convenu d’appeler crise anglophone : le président de la République, Paul Biya, a ordonné mercredi l’arrêt des poursuites contre des personnes qui étaient détenues dans le cadre des violences enregistrées dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Ce faisant, il donne à la face du Cameroun et du monde, l’image d’un humaniste tolérant et partisan du dialogue, doublé d’un légaliste.

La décision du chef de l’État est importante à plus d’un titre. En effet, ce n’est pas tous les jours que le chef de l’État interfère dans le processus de la justice pour ordonner un arrêt des poursuites. Cependant, il reste parfaitement légaliste, puisque le code de procédure pénale lui en donne le pouvoir.

Ensuite le président Paul Biya fait montre d’humanisme parce que l’affaire pour laquelle les concernés étaient présentés devant la justice est on ne peut plus grave. Les accusations qui leur sont imputées se rapportent au terrorisme. Huit chefs d’inculpation en tout : hostilité contre la patrie, sécession, guerre civile, propagation de fausses nouvelles, révolution, atteinte aux agents publics de l’État, résistance collective, bande armée.

Des infractions punies par le nouveau Code pénal promulgué le 12 juillet 2016.

Il faut être un fervent humaniste pour décider d’arrêter des poursuites en pareille circonstance. Mais, plus que tout, Paul Biya aime son pays et se soucie de le construire dans la paix et l’unité.

Il faut reconnaitre que depuis que les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest connaissent des remous, les pouvoirs publics, le gouvernement et le président de la République ont tout mis en œuvre pour répondre aux préoccupations exprimées par les populations de ces deux régions de notre pays et ainsi sortir de la crise.

En décidant l’arrêt les poursuites, Paul Biya refuse de suivre les partisans de la surenchère et les extrémistes qui veulent conduire le Cameroun vers une voie sans issue. Il veut qu’il soit définitivement mis fin au boycott de l’école et de la justice; qu’on cesse de parler des villes-mortes et que les Camerounais des dix régions se consacrent à la seule chose qui vaille, le développement de leur pays dans la paix et l’unité.

Mais il ne faut surtout pas prendre cette mesure présidentielle pour un signe de faiblesse. Le président de la République tient à jouer son rôle de garant de la Constitution. A cet effet, il affiche sa détermination à combattre les ennemis de la paix et du progrès, les chantres de la division et les criminels de tout acabit, qui veulent se cacher derrière des revendications politiques pour prendre en otage l’avenir du Cameroun, en général, et de sa jeunesse, en particulier.

  1. Daniel

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