Rentrée scolaire 2017-2018 : des raisons d’espérer

Ce lundi, 4 septembre 2017, est jour de rentrée scolaire au Cameroun. A l’observation, les choses devraient bien se passer. Ceci au vu, notamment, de l’implication du président de la République, des pouvoirs publics, des différentes parties prenantes, mais aussi de l’évolution de ce qu’on pourrait considérer comme points chauds de la vie nationale.

A vrai dire, la rentrée scolaire, tout en étant d’une extrême importance, n’a jamais été un moment critique de la vie nationale au Cameroun. Jusqu’à ce que surviennent le phénomène Boko Haram et, plus récemment, les remous sociaux dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, l’État, le gouvernement ainsi que toute la communauté éducative, se sont toujours organisés pour que la rentrée et, au-delà, l’année scolaire se déroule dans de bonnes conditions.

Boko Haram et la crise anglophone, il faut bien le reconnaitre, ont fortement perturbé le bon fonctionnement du système scolaire dans certaines parties du pays. D’abord avec la secte terroriste Boko Haram dans la région de l’Extrême-nord et, depuis quelques mois, avec la crise anglophone, dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

Pour l’année scolaire qui commence, et pour la rentrée du 4 septembre, en particulier, il y a des raisons d’espérer que les choses vont changer.

D’abord, en ce qui concerne les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, dans lesquelles subsistent encore quelques velléités de boycott ou de sabotage de la rentrée scolaire, la décision courageuse et salutaire du président Paul Biya d’arrêter les poursuites engagées contre certaines personnes détenues dans le cadre des violences enregistrées dans ces régions devrait décrisper l’atmosphère socio-politique. Ce qui, visiblement, et si on s’en tient aux déclarations de certaines parties prenantes, devrait contribuer à une bonne rentrée scolaire.

En plus de la décision du président de la République, on observe une forte implication du gouvernement, avec la visite du ministre des Enseignements secondaires dans les deux régions anglophones et les concertations qu’il y a eues avec les différentes parties prenantes; l’engagement des différentes parties prenantes, les pouvoirs publics, la société politique dans son ensemble, la société civile, les chefs d’établissement, les parents d’élèves, qui tiennent, malgré la persistance de certaines menaces, à vaincre la peur pour une rentrée réussie.

Pour ce qui est de la région de l’Extrême-nord, on observe certes comme une recrudescence des actes de violence, mais il y a lieu de dire que ces actes sont de plus en plus isolés et ponctuels, et que, de ce fait, les enfants pourront reprendre à peu près normalement le chemin de l’école.

Une rentrée et une année scolaire réussies, c’est ce à quoi œuvre le président Paul Biya. Tout porte à croire qu’on est en train d’y aller.

J. Daniel

 

 

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