La leçon d’histoire du Foreign and Commonwealth Office aux activistes anglophones

Dans une correspondance datant du 5 mai 2017 (et dont nous avons pu avoir copie), le Foreign and Commonwealth Office (le ministère britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth) rappelle que la Grande Bretagne reconnait le verdict du referendum de 1961 organisé par l’Organisation des Nations Unies (ONU) et par lequel le Cameroun occidental sous mandat britannique décidait de se joindre au Cameroun oriental.

Paul Biya lors d’une visite chez la Reine d’Angleterre

Cette correspondance, édifiante à plus d’un titre, est une réponse à une requête de certains activistes anglophones qui se sont engagés dans la voie sans issue de la partition du Cameroun. On se souvient qu’il y a quelque temps, ils essayaient sans succès d’obtenir une audience de la Reine d’Angleterre…

L’auteur de la correspondance, Tobias Ellwood, MP, Minister for Middle East and Africa, écrit: « In relation to Mr Egbe’s concerns about independence, it is important to first state that the UK recognizes the outcome of the 1961 referendum organized by the UN in the then British- mandate territory in West Africa. The two districts that comprised Southern Cameroon voted to become part of French-speaking Cameroon”.

Nous avons choisi de reprendre ce texte tel qu’il a été écrit par son auteur, pour ne pas le dénaturer en le traduisant. Mais en fait, il faut comprendre que des individus ont écrit au gouvernement britannique pour réclamer leur indépendance.

En réponse, le gouvernement britannique, qui tient à un retour la normale dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, rappelle que « la Grande Bretagne reconnait le résultat du referendum organisé en 1961 par l’ONU dans ce territoire d’Afrique occidentale placé sous mandat britannique. Les deux unités territoriales qui composaient le Southern Cameroon avaient voté pour leur rattachement au Cameroun francophone ».

La réponse du gouvernement britannique a un mérite : celui de rappeler à ceux qui l’ignorent ou feignent de l’ignorer un fait historique. Le gouvernement britannique relève que toutes les parties ont le devoir d’œuvrer pour la paix et évoque tous les contacts qui se font au niveau diplomatique entre le Haut-Commissariat de Grande Bretagne à Yaoundé et les autorités camerounaises.

Londres appelle les différentes parties prenantes « à faire preuve de retenue, à respecter les droits de l’homme et à ne recourir qu’aux moyens légaux et transparents pour adresser les diverses préoccupations ».

La correspondance du gouvernement britannique nous rappelle que les partisans de la sécession, regroupés au sein du Southern Cameroons National Council (SCNC), ont, en 2003, saisi la Commission Africaine des Droits de l’homme et des Peuples aux fins d’obtenir leur indépendance. Cette requête, rappelle Tobias Ellwood, a été rejetée en 2009 et a plutôt appelé à un dialogue constructif pour adresser les préoccupations constitutionnelles.

Pour terminer, « la Grande Bretagne encourage toutes les parties à accepter et à agir en conformité avec ces recommandations en vue de construire un avenir stable et prospère pour tous les Camerounais ».

Mais que voit-on? A la bonne volonté du président Paul Biya, les extrémistes répondent par la mauvaise foi. Au bras tendu du chef de l’État, ils lui opposent la surenchère. Au lieu du dialogue tant souhaité, ils répondent par les intimidations et les menaces à l’endroit des paisibles citoyens. Mais l’Histoire les tiendra responsables de tout le mal qu’ils font au Cameroun et aux Camerounais.

Paul Biya en conversation avec la Reine Elisabeth II d’Angleterre

J. Daniel

 

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