Ils veulent instaurer la terreur

Un autre établissement scolaire a été incendié dans la région du Nord-ouest. Il s’agit du Sacred Heart College de Mankon à Bamenda. L’internat de ce très réputé collège missionnaire a été brûlé par des inconnus dans la nuit de lundi alors que les élèves se trouvaient dans la chapelle pour la prière. Qui se cache derrière cet autre acte de lâcheté? Que gagnent-ils à instaurer la terreur?

Ce qui arrive à Bamenda, en particulier, et au Nord-ouest en général, et dans une certaine mesure au Sud-ouest, est très grave. Avec le Sacred Heart College de Mankon, c’est, croit-on savoir, le centième établissement scolaire qui subit les fougues dévastatrices des pyromanes embusqués derrière des revendications politiciennes.

Avec l’incendie du Sacred Heart College, c’est un palier de plus qui est franchi dans la violence, que dis-je, la terreur, qu’un groupuscule d’extrémistes, partisans du chaos, veut imposer à la grande majorité des compatriotes des régions anglophones qui ne demandent qu’à vivre dans la paix, envoyer leurs enfants à l’école et gagner honnêtement leur pain quotidien.

Le week-end dernier, ils ont fait exploser des bombes à Bamenda. Et, preuve qu’ils voulaient faire un maximum de victimes, ils ont choisi quelques-uns des lieux les plus fréquentés pour poser leurs bombes.

Avant cela, on a mis la main sur un groupe d’individus qui trainaient sur eux des armes; ce sont des gens du même acabit qui ont brulé le drapeau national, agressé des personnalités dépêchées par le chef de l’État pour échanger avec les compatriotes de la diaspora.

Ce sont ces mêmes individus qui ont cassé et brûlé des marchés, des édifices publics et des biens privés à Bamenda et dans d’autres villes. Le comble, c’est qu’il se trouve quelques naïfs pour justifier cela.

Voilà donc des individus qui se cachent on ne sait trop où, et qui veulent imposer à la grande majorité leur volonté à eux, par l’intimidation, la menace et la terreur. Et ces gens-là, mus par on ne sait quel dessein, veulent faire croire à l’opinion qu’ils bénéficieraient d’une quelconque adhésion populaire. Qui veut-on tromper?

Ils viennent de brûler l’internat du Sacred Heart College de Mankon; ils avaient déjà fait de même pour une bonne centaine d’établissements scolaires. On peut quand même se demander ce que ces gens veulent faire du Cameroun.

Quelqu’un peut-il leur dire qu’on ne saurait ainsi hypothéquer l’avenir d’un pays en sacrifiant sa jeunesse, en détruisant des structures obtenues au prix d’énormes sacrifices?  Quelqu’un pourrait-il leur rappeler que même au plus fort de la lutte contre l’apartheid ou de la guerre du Biafra, personne ne s’était jamais attaqué à l’école?

J. Daniel

 

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