Ils seront seuls responsables de ce qui pourrait arriver

Des sécessionnistes des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest réunis au sein du mouvement dénommé Southern Cameroon National Council, à ce qu’il parait, se prépareraient à proclamer l’indépendance de l’ « Ambazonie» le 1er octobre prochain. Ainsi donc, ces extrémistes semblent déterminés à aller jusqu’au bout de cette voie sans issue. Ce faisant, ils prennent le risque énorme de mettre en péril la paix sociale, l’unité nationale et l’intégrité physique des populations.

Paul Biya, gardien de la Constitution et garant de l’unité nationale

Proclamer l’indépendance, voyons un peu comment cela pourrait se passer, si d’aventure, cela devait avoir lieu. Cela signifie que des gens vont se tenir quelque part, dans un lieu public, en territoire camerounais, pour prononcer un discours. Un discours d’indépendance. Cela signifie qu’ils vont dresser un drapeau qui ne sera celui de du Cameroun.

Ce film pour le moins invraisemblable appelle quelques questions : qui sont ces gens qui viendraient proclamer l’indépendance? Où le feraient-ils? Et de quelle indépendance s’agirait-il? Quel est l’État qui va devenir indépendant, vis-à-vis de quel autre ?

Autant de questions qui, pour nous, restent sans réponse, et qui nous font croire que ceux qui sont derrière ce projet sont des aventuriers qui ne mesurent pas toutes les conséquences de ce qu’ils veulent faire.

On doit opposer à ces gens le fait que le Cameroun a à sa tête un chef de l’État. Élu par la grande majorité des Camerounais, il est garant de l’ordre constitutionnel, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale. Il a prêté serment dans ce sens.

Et depuis qu’il a accédé à la magistrature de notre pays, il n’a point failli à son devoir. Souvenons-nous de l’énergie qu’il a déployée pour restaurer la souveraineté du Cameroun sur la presqu’ile de Bakassi et pour barrer la route aux terroristes de Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord.

Il y a lieu de croire que président Paul Biya ne laissera personne mettre en péril l’unité du Cameroun. Il ne laissera personne s’attaquer à l’unité du Cameroun, compromettre son avenir et celui de sa jeunesse.

Les individus qui prennent les populations en otage, usent de menaces et d’intimidation, imposent les villes mortes, mettent à mal l’activité économique, empêchent le bon déroulement de l’année scolaire, cassent et brulent des biens privés et des édifices publics, y compris des établissements scolaires.

Des gens qui posent des bombes dans des lieux publics, avec l’ambition à peine masquée de faire un maximum de victimes; des terroristes qui ont tenté de faire exposer les cuves de la SCDP à Douala. Peut-on imaginer ce que cela aurait provoqué?

Aujourd’hui, ces gens ne peuvent plus tromper même ceux qui étaient, par naïveté ou par calcul politicien, de leur accorder une certaine bonne foi. Ils ont fait trop de mal au Cameroun. Élus locaux, intellectuels, acteurs politiques et de la société civile, tout le monde semble enfin prendre conscience de ce que ces extrémistes risquent d’entrainer le pays dans une épreuve dont on ne peut prévoir l’issue. Le 1er octobre, ils seront les seuls responsables de ce qui pourrait arriver.

J. Daniel

 

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