Cameroun: La sécession n’a pas eu lieu

Ainsi donc, le fameux 1er octobre tant attendu et tant redouté est passé. Et il n’y eut point de sécession, ni d’indépendance de l’Ambazonia, l’État fantoche que quelques illuminés rêvent de créer en partitionnant le Cameroun.

Cette sécession ne pouvait pas avoir lieu d’abord parce que le Cameroun, en tant qu’État, ne pouvait en aucun cas laisser faire. Ensuite parce que le chef de cet État, le président Paul Biya, garant de l’intégrité territoriale du Cameroun et gardien de sa Constitution, ne pouvait l’accepter. Enfin, parce que les Camerounais, dans leur immense majorité, y compris dans les régions du Nord-ouest du Sud-ouest, ne sauraient adhérer à un tel projet.

C’est pourquoi des dispositions ont été prises pour vouer à l’échec le projet du groupuscule d’aventuriers qui envisageait de faire flotter un drapeau différent de celui du Cameroun sur des villes des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Ces mesures visaient également à barrer la route à tous les vandales qui voulaient profiter de cette occasion pour casser et brûler les édifices et les biens publics et privés, voire attenter à la vie de paisibles citoyens. N’oublions pas que deux semaines plus tôt, ils avaient déjà posé des bombes…

Ceux qui, dans leur exil doré des Etats-Unis et ailleurs tirent les ficelles, instrumentalisent des jeunes gens à des fins égoïstes, avaient une idée derrière la tête. En projetant des manifestations publiques, ils voulaient défier l’autorité et montrer que le pouvoir ne contrôlait plus la situation sur le terrain.

Ils voulaient qu’il y ait des affrontements entre les manifestants qu’ils utilisent comme des chairs à canon et les forces de l’ordre; qu’il y ait un maximum de morts qu’ils iraient ensuite présenter comme monnaie d’échange pour s’attirer la sympathie de l’opinion nationale et internationale.

Ils avaient déjà, bien avant ce fameux 1er octobre, prédit un génocide. Ils ont certainement sous-estimé la détermination du président de la République, du gouvernement et des autorités administratives, de même que l’engagement et le professionnalisme des forces de sécurité, sans oublier la prise de conscience des populations qui en ont assez d’être ainsi prises en otages.

Aujourd’hui, ces aventuriers en sont réduits à regretter qu’il n’y ait pas eu les dizaines de morts que, dans leur cynisme et leur aveuglement, ils souhaitaient pour se faire de la publicité.

Le projet de ces fauteurs de troubles a donc lamentablement échoué. La sécession n’a pas eu lieu et, qu’ils se le disent une fois pour toutes, elle n’aura jamais lieu.

Bon joueur, et dans sa pondération habituelle, le président Paul Biya a condamné les actes de violence et, encore une fois, comme il l’avait déjà fait le 31 décembre 2016, appelé au dialogue.

Il est en effet urgent de sortir de cette situation délétère, et c’est à cela qu’œuvre le chef de l’Etat, pour que les Camerounais s’investissent dans ce qui est le plus important pour eux, à savoir le développement de leur pays dans la paix et l’unité, en vue de son émergence.

J. Daniel

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