Crise anglophone : l’option d’un dialogue républicain

En décidant d’envoyer dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest des délégations pour rencontrer les populations et les forces vives, le président Paul Biya prend l’initiative, une de plus, pour un retour à la normale dans cette partie du pays.

Depuis le début de ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler crise anglophone, alors qu’on en était encore aux revendications corporatistes, Paul Biya n’a eu de cesse de tendre la main à ses compatriotes en même temps qu’il s’attelait à trouver des solutions aux revendications des grévistes.

Mais, ainsi que nous l’avons souvent relevé sur cette page, il est clair que les activistes, qui s’agitent depuis un an, avaient un agenda caché. Ce qui explique la surenchère verbale et le chantage politique dont ils ont fait montre depuis ce temps. Depuis lors, les masques sont tombés.

Le projet diabolique de ces activistes s’est révélé au grand jour. Avec comme point d’orgue les manifestations du 22 septembre et surtout la tentative ubuesque de proclamer l’indépendance d’une partie du territoire national.

Le président Paul Biya, soucieux de préserver l’unité nationale, l’intégrité territoriale et la paix sociale, est resté ferme sur l’essentiel tout en prônant un dialogue républicain.

Devant la tournure dramatique prise par les événements, les gens de bonne foi, les pays amis et les institutions internationales se sont joints au chef de l’État pour appeler à la retenue et au dialogue.

S’agissant précisément de ce dialogue, il y avait encore lieu d’en définir l’objet, la forme et les modalités. En initiant la mission Yang, le président Paul Biya passe à la phase de mise en œuvre de ce dialogue tant souhaité.

Pendant ce temps, des politiciens à la petite semelle, mais aussi des individus condamnés pour détournement de deniers publics et tous ceux qui veulent profiter de cette crise pour tirer les marrons du feu, montent au créneau pour prédire l’échec de cette initiative présidentielle.

Ces gens réclament la tenue d’une « conférence constitutionnelle au cours de laquelle tous les problèmes du pays seraient posés », une conférence nationale déguisée, celle qu’ils n’ont pas pu obtenir au début des années 1990.

En fait, chacun espère qui une amnistie, qui une place au soleil, qui une tribune pour enfin sortir de l’ombre. Pour ces gens, le « dialogue inclusif » dont ils ont entendu parler signifie la mise entre parenthèses des institutions nationales qui fonctionnent pourtant parfaitement.

Non. On a besoin de dialoguer, mais cela doit se faire dans un cadre républicain.  C’est cela qu’il faut voir dans la mission Yang.

J. Daniel

 

 

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