An 35 du Renouveau : Monsieur le Président, un seul mot, continuez!

Ce 6 novembre, le président Paul Biya fête ses 35 ans à la magistrature suprême de son pays, le Cameroun. Pour ses partisans comme pour nombre de Camerounais de bonne foi, et je suis du même avis, il y a de bonnes raisons de célébrer. L’une de ces raisons est que Paul Biya nous a apporté quelque chose de fondamental : la liberté.

J’ai suivi, ce 5 novembre, les nombreuses émissions de débat qui sont diffusées sur les chaines de télévision camerounaises tous les dimanches. Et comme cela ne pouvait pas leur échapper, la plupart (si ce n’est tous) des producteurs de ces émissions ont inscrit en bonne place des débats l’anniversaire du président Paul Biya.

Tous ceux qui intervenaient dans ces émissions avaient des choses à dire, et ils l’ont fait. Certaines des interventions étaient en faveur du président Paul Biya, d’autre ne l’étaient pas tout à fait. Mais moi, j’étais heureux de voir comment les Camerounais sont libres de parler de leur pays et de leur président. Et cela m’a beaucoup réjoui.

Et je puis affirmer qu’au-delà de tout ce que l’on peut penser, le président Biya a apporté au Cameroun, quelque chose d’extrêmement important : la liberté. La liberté d’expression, la liberté d’avoir son opinion et de l’exprimer, la liberté d’association.

Ceux qui, comme moi, avaient déjà atteint l’âge de raison en 1982, au moment où Ahmadou Ahidjo, le premier chef de l’État du Cameroun, qui a dirigé d’une main de fer ce pays pendant plus de 20 ans, cède le fauteuil présidentiel à son successeur constitutionnel, savent et comprennent pourquoi je mets la liberté au centre des acquis du Renouveau.

Ceux qui ont connu les lois d’exception, la police secrète et les prisons de Yoko, Mantoum et d’ailleurs, savent ce qu’est la liberté. Ils l’apprécient à sa juste valeur et en jouissent comme cela se doit. Ils peuvent s’exprimer publiquement, dans les amphithéâtres des universités, au cours des meetings politiques, dans la rue, dans les meetings politiques, sans craindre d’être interpellé par un policier en civil, sans redouter de représailles de quelque nature que ce soit.

C’est cette liberté-là, que la matriarche Anne Marie Nzié, de regrettée mémoire, a chantée; la liberté sans laquelle l’on ne saurait parler de démocratie. La liberté qui nous donne le plein sentiment d’être des hommes et des femmes ayant des droits, mais aussi des devoirs, des citoyens à part entière, fiers d’appartenir à un pays, une nation.

C’est la liberté qui nous permet d’entreprendre, d’apporter notre pierre à l’édifice Cameroun, et de regarder l’avenir avec optimisme.

S’il n’y avait que la liberté, cela serait déjà beaucoup. Parce que c’est l’essentiel. Mais Paul Biya n’a pas fait que cela. Loin s’en faut. Et pour cette raison, en citoyens raisonnables et en patriotes, nous devons saluer l’œuvre du président Paul Biya à la tête de notre pays.

Et donc, nous pouvons lui dire, en toute confiance, et en reprenant une formule qu’il a lui-même employée en d’autres circonstances : Monsieur le Président, « Un seul mot, Continuez! ».

J. Daniel

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