Session parlementaire du mois de novembre : où est passé le SDF?

Ce mardi 14 novembre 2017 était jour d’ouverture de la troisième dernière session parlementaire pour l’année en cours. Entre autres faits qui n’ont pas échappé à l’observateur, l’absence des députés et des sénateurs du SDF tant au palais de l’Assemblée nationale qu’au palais des congrès.

Aucune explication officielle n’a été donnée pour expliquer cette situation. Mais en parcourant les journaux et les réseaux sociaux, on peut y trouver deux types d’explications. Pour certains supports médiatiques, les élus SDF auraient tenté de frapper un grand coup en boycottant la séance d’ouverture de la session parlementaire pour signifier leur mécontentement en rapport avec la situation qui prévaut dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Pour certains, il est question pour le parti de M. Fru Ndi d’engager une action forte en vue de sortir de l’impasse dans laquelle la crise anglophone semble se trouver.

Mais à écouter d’autres acteurs, notamment, les sécessionnistes du Scarcuf, les sénateurs et les députés du SDF en particulier ont été sommés sous peine de représailles de ne pas prendre part aux travaux de la session consacrée au vote de la loi de finances pour l’année qui va commencer. On se souvient aussi que le 22 septembre dernier un député du SDf avait publiquement déclaré qu’il était en accord avec les activistes. Il faudrait ici souligner que John Fru Ndi et son parti sont connus pour leur préférence pour le fédéralisme.

On se souvient aussi qu’il y a quelques semaines, le SDF, sous prétexte de soutenir les populations du Nord-ouest et du Sud-ouest, a tenté d’organiser à Douala un meeting qui a finalement été interdit. L’autorité administrative s’est rendu compte que l’affaire prenait une tournure qui n’avait plus rien à voir avec le projet qui lui avait été présenté au départ.

Quoi qu’il en soit, il est clair que l’acte du SDF est condamnable en ce qu’il s’éloigne sensiblement des pratiques républicaines. Les leaders de ce parti, comme on peut aisément le constater, veulent faire feu de tout bois dans le but de tirer quelques dividendes de la crise anglophone. En effet, le parti de M, Fru Ndi, jadis poids lourd de l’opposition, s’est aperçu qu’il perdait du terrain devant de jeunes loups qui viennent puiser dans son électorat. Pris de panique, ils ne savent plus à quel saint se vouer.

Une chose est cependant sure : le moment viendra où les Camerounais auront à choisir ceux de leurs compatriotes qui devront les diriger. Ils se souviendront certainement que pendant que le vent soufflait du mauvais côté, certaines formations politiques, par opportunisme et calculs politiciens, les ont abandonnés à leur sort. Et pour ces partis, les choses se passeront comme pour les mauvais élèves le jour des résultats.

J.Daniel

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