Face au terrorisme, la détermination de l’État

Le chef de l’État a décidé qu’un hommage soit rendu aux quatre gendarmes récemment froidement assassinés dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest par les terroristes partisans de la partition du Cameroun. Une cérémonie est organisée à cet effet ce vendredi à Bamenda. Objectif : montrer aux forces de sécurité et de défense qu’elles bénéficient du soutien de l’État.

Il faut dire que la décision du chef de l’État est tout ce qu’il y a de républicain. Car, en effet, les gendarmes tués sont morts alors qu’ils étaient en service commandé. Ils étaient sur le terrain pour assurer l’une des missions régaliennes de l’État, à savoir la sécurité des hommes et des biens et le maintien de la paix sociale dans une partie du pays en proie au désordre et au terrorisme.  Qu’il vous souvienne que parmi eux, il y en a qui sont morts en essayant d’empêcher des individus de mettre le feu sur un établissement scolaire.

A ces gendarmes morts sous le drapeau, la patrie se doit donc d’être reconnaissante. Et avant la cérémonie officielle de ce jour à Bamenda, la communauté nationale tout entière s’est levée, pour condamner, comme un seul homme, cet acte odieux perpétré par des individus qui ne se présentent ni plus ni moins que comme des ennemis de la Nation.

Le 14 novembre dernier, lors de l’ouverture de la troisième session parlementaire, à l’Assemblée nationale comme au sénat, l’on a observé symboliquement une minute de silence et condamné en des termes les plus vifs l’assassinat des gendarmes.

Il faut dire que ces assassinats interviennent comme une tentative des terroristes de reprendre la main. En effet, on observe depuis quelque temps comme un retour à la normale dans la zone anglophone. Les opérations villes-mortes se sont essoufflées et les élèves sont de plus en plus nombreux à reprendre le chemin de l’école.

Le chef de l’État, jamais à court d’initiatives pour mettre fin à la crise, a dépêché des missions sur le terrain pour nouer le fil du dialogue avec les populations et les forces vives des régions concernées, les écouter et les rassurer. Les rapports de ces missions sont en cours d’exploitation, et on ne sait pas encore quelles leçons Paul Biya pourra en tirer. Une chose est cependant sure : le président de la République fera tout ce qu’il faut pour répondre aux attentes exprimées.

Pendant ce temps, les terroristes, heureux de retrouver un second souffle et une occasion pour faire parler d’eux, ont tôt fait de revendiquer l’assassinat des gendarmes qu’ils considèrent comme « héroïque ». Mieux encore, à travers des messages vidéos diffusés sur les réseaux sociaux, ils appellent au meurtre de certaines personnalités, à l’acquisition d’armes et même à la constitution d’une armée, pour une insurrection armée.

Mais qu’on se le dise bien : le président Paul Biya, garant de la paix et de la sécurité des populations, ainsi que de l’intégrité territoriale ne laissera pas faire.

J. Daniel

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