Crise anglophone : certains compatriotes perdent-ils la raison?

Avec l’odieux assassinat, au début du mois de novembre, de trois gendarmes et d’un soldat dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, et le grave incendie qui a ravagé la semaine dernière cinq étages du palais de l’Assemblée nationale à Yaoundé, il y a eu, de la part de certains compatriotes un déferlement de haine, une incitation à la violence et même des appels au meurtre qu’il est difficile de comprendre.Aussi curieux que cela puisse paraître, certains individus n’ont pas hésité à se réjouir et même à revendiquer l’assassinat des éléments des forces de l’ordre. Il n’y avait qu’à aller dans les réseaux sociaux, sur certaines plateformes animées par des sécessionnistes et autres activistes, pour se rendre compte que, pour eux, la mort de ces hommes en tenue est considérée comme un haut fait d’armes qu’ils revendiquent sans vergogne. Les auteurs de ces forfaits sont souvent présentés comme des héros et célébrés comme tels.

Le discours tenu par certains activistes est empreint tellement de violence et de haine qu’il y a lieu de se demander si certains n’ont pas tout simplement perdu la raison. En même temps qu’ils se bombent le torse, ils appellent à plus de violence encore et au meurtre, parfois en désignant certaines personnalités. Des menaces de mort à peine voilées ont été lancées la semaine dernière contre les députés et les sénateurs originaires du Nord-ouest et du Sud-ouest pour les empêcher de prendre part à la session parlementaire en cours.

Mieux, nombre d’entre ces extrémistes considèrent qu’il n’y a aucune place pour le dialogue et appellent à l’acquisition d’armes pour une insurrection armée. D’ailleurs, certains individus sont présentés comme des chefs de cette « armée » à qui ils ont déjà donné un nom…

Ces gens se sont réjouis de l’incendie de l’Assemblée nationale, d’aucuns tentant même d’en revendiquer la paternité.

En réalité, tout ceci ne devrait plus surprendre personne quand on sait que ces individus se sont résolument installés dans une posture de terroristes, prenant en otage toute une partie de la population, contraignant les enfants à ne pas aller à l’école, brulant des établissements scolaires, des édifices publics et des biens privés, posant des bombes dans le but de tuer des innocents, etc.

Le comble, c’est que ce sont ces mêmes gens qui tentent de faire admettre à l’opinion nationale et internationale qu’un génocide serait en train d’être perpétré, qu’il y aurait violation des droits de l’homme par les pouvoirs publics.

Mais personne n’est dupe. En tout cas pas la majorité des Camerounais qui n’aspirent qu’à vivre ensemble pour le développement de leur pays, comme les y invite le président Paul Biya. Et donc, en soutenant le chef de l’État et les forces de sécurité, et en solidarité avec les paisibles populations des régions anglophones, les Camerounais doivent rester mobilisés pour ne laisser aucune chance à ces aventuriers.

J. Daniel

 

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