Crise anglophone: Les extrémistes ont envahi les réseaux sociaux

En parcourant certains réseaux sociaux ces dernières semaines, je me suis aperçu que nombre de nos compatriotes ont adopté ces plateformes pour communiquer abondamment sur la crise que traversent les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun. Ce qui, a priori, n’est pas une mauvaise chose en soi.

On découvre en effet une pléthore de blogues et de sites web qui s’intéressent à l’actualité dans notre pays. En réalité, l’actualité nationale, dominée par ce qu’il est convenu d’appeler crise anglophone, y est pour beaucoup. C’est, pour dire le moins, un nouveau fonds de commerce pour cette poignée d’individus qui profitent de l’apport de la technologie pour manipuler l’opinion. En fait, les activistes anglophones, les partisans de la sécession et, dans une moindre mesure, les adeptes du retour au fédéralisme, ont littéralement investi ces plateformes. On comprend alors pourquoi ils ont poussé ces cris d’orfraie lorsque, il y a quelques mois, il y a eu des restrictions sur le reseau internet.

On aurait souhaité qu’il y ait débat entre personnes civilisées qui s’interrogent sur le devenir de leur pays depuis qu’il est en proie aux remous sociaux dans ses deux régions anglophones. Malheureusement il n’en est rien.

Les messages postés sont truffés de mensonges, d’incitations à la haine, à la violence et au meurtre des compatriotes qui ne partagent pas le même point de vue que ces gens que l’on pourrait bien qualifier de nouveaux barbares. Ils proviennent de ces compatriotes d’une certaine diaspora qui, depuis leur exil doré, croient pouvoir téléguider une révolution en manipulant quelques incrédules restés au pays. Un certain leader de mouvement sécessionniste est célébré comme un messie. Ce dernier, bon démagogue, ne manque pas de promettre le paradis pour bientôt. Les forces de sécurité et les autorités administratives sont qualifiées de forces d’occupation. L’assassinat d’un gendarme est célébré comme un haut fait d’armes. On se réjouit de l’incendie de l’assemblée nationale comme d’une victoire militaire face à l’ennemi…

Les efforts déployés par le chef de l’État et ceux du gouvernement pour une normalisation de la situation sont tournés en dérision. En fait, ces extrémistes espèrent et œuvrent pour qu’il n’y ait jamais un retour à la normale. D’ailleurs, ils s‘offusquent de ce que la majorité des localités des régions concernées ne suivent pas tout à fait leurs mots d’ordre irresponsables et leur promettent l’enfer.

On est dégoûté par la propagande de ces gens qui se réclament d’une nouvelle république et qui vouent aux gémonies leurs compatriotes simplement parce qu’ils n’utilisent pas la même langue officielle. Leur cible privilégiée c’est le gouvernement et le chef de l’État qu’ils traitent de tous les noms d’oiseaux.

On pourrait parler d’une hystérie collective. Il ne faut surtout pas essayer de faire valoir un point de vue différent ou, encore moins, contraire. On vous taxe tout de suite d’être à la solde de l’ennemi.

Dieu merci, bien qu’ils fassent beaucoup de bruit, ils ne constituent en fait qu’une infime frange de la population qui tente par toutes sortes de moyens illicites de prendre en otage la majorité. Ils ne peuvent pas avoir gain de cause.

J.Daniel

 

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