La débandade des sécessionnistes

Ainsi donc, le nommé Sisiku Ayuk Tabe, le soi-disant président de l’imaginaire république fédérale d’Ambazonie a été arrêté, en même temps qu’une dizaine de ses complices qui se prenaient pour des membres d’un gouvernement, le week-end dernier à Abuja, par la police nigériane. Depuis lors, c’est la panique et même la débandade dans ce groupuscule terroriste qui a inspiré, voire commandité divers actes de violences, allant des opérations villes-mortes à l’assassinat des gendarmes et des policiers, en passant par le boycott forcé de l’école.

Ils croyaient être à l’abri, se pavanant à travers le monde et narguant et menaçant les autorités de leur pays qu’ils traitaient de tous les noms d’oiseaux. Lorsqu’il y a quelques mois, la presse annonçait que le Cameroun avait émis des mandats d’arrêt internationaux contre eux, ils en ont ri, estimant qu’aucun pays au monde ne pouvait les arrêter.

Depuis dimanche, c’est la pagaille. Après avoir injustement accusé les services de sécurité de les avoir enlevés, ils en veulent maintenant au monde entier, et vouent le Nigeria aux gémonies. Les Nations-Unies, l’Union Européenne, le Commonwealth, les Etats-Unis, la Grande Bretagne, la France, etc., le monde entier est accusé de comploter contre la république imaginaire. Ceux des meneurs qui sont encore en liberté se terrent, redoutant d’être pris à leur tour.

Leur hantise maintenant c’est que Sisiku et les siens soient extradés vers le Cameroun. Évidemment, ils sont conscients de ce qu’ils ont fait et redoutent d’avoir à faire face à la justice camerounaise. Ils n’ont pas oublié que le président Paul Biya a promis de punir tous ceux qui se sont attaqués à l’intégrité de l’État du Cameroun et commis des actes terroristes. Alors, on entend toutes sortes de choses de leurs soutiens plus ou moins affirmés. Les plus désespérés parlent de multiplier les actes de terreur sur le terrain et de s’attaquer aux intérêts nigérians. D’autres ameutent la communauté internationale, évoquent l’inexistence d‘un accord d’extradition entre le Cameroun et le Nigeria, etc. Pendant ce temps, le gouvernement camerounais observe, serein, en attendant d’agir au bon moment.

Une chose est sure, le désespoir s’installe chez les sécessionnistes. Ceux qui rêvaient qu’un pays appelé Ambazonie allait voir le jour, doivent maintenant se rendre à l’évidence : Paul Biya n’acceptera jamais la partition de son pays, et le Cameroun restera Un et Indivisible.

Peut-être que, dans un avenir pas si lointain que ça, le cauchemar des paisibles Camerounais des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest prendra fin pour qu’ils puissent vaquer paisiblement à leurs occupations et apporter, avec leurs autres compatriotes, leur pierre à l’édification de la Nation camerounaise.

J. Daniel

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *