Paul Biya est dans son rôle

Olivier bile, président d’un minuscule parti politique au Cameroun a récemment publié dans les réseaux sociaux un post dans lequel il s’offusque de ce que le président de la République a créé une faculté de médecine à Garoua et une école normale supérieure à Bertoua, et subventionné certains produits de grande consommation. M. Bilé met tout cela sur le compte de ce qu’il appelle « corruption politique ». Pour lui, il s’agit d’achat des consciences dans la perspective des élections à venir.

Je vous avoue que j’ai beaucoup de mal à comprendre la réaction de ce soi-disant homme politique. J’en suis arrivé à la conclusion que certains de ceux qui aspirent à gouverner au Cameroun, conscients qu’ils n’ont aucune emprise sur le terrain, font feu de tout bois pour exister. Le post d’Olivier Bilé, me semble-t-il, participe de cela.

Car, en effet, l’on ne saurait empêcher le président de la République de poser des actes qui relèvent de ses prérogatives et répondent aux aspirations des populations de son pays, sous prétexte qu’une élection présidentielle ou une autre pourrait avoir lieu dans une dizaine de mois…

En tout état de cause, il faut dire et souligner que Paul Biya n’a pas attendu une élection présidentielle pour lancer la grande réforme universitaire de 1973 qui va révolutionner l’université et l’enseignement supérieur au Cameroun. C’est cette réforme-là qui a permis que l’on parte de la seule unique université de Yaoundé, qui accueillait les étudiants venus des dix régions du pays, à pratiquement une dizaine d’universités publiques que compte le Cameroun, aujourd’hui. Et je n’ai pas parlé des universités privées telles que la prestigieuse université catholique d’Afrique centrale ou l’université protestante d’Afrique, etc.

Grâce à tous ces établissements universitaires, les jeunes Camerounais ne sont plus obligés de partir de Kousseri dans l’Extrême-Nord pour venir étudier à Yaoundé. Grâce à ces universités, de nombreux jeunes gens partent du Tchad, de Centrafrique, du Congo, du Gabon et de Guinée Équatoriale pour venir étudier au Cameroun.

Quel Camerounais, sain de corps et d’esprit, ne saurait apprécier la création d’une faculté de médecine à Garoua qui pourrait accueillir et former les jeunes Camerounais des trois régions septentrionales qui aspirent au métier de médecin? Soit dite en passant, il en existe déjà cinq dans les sept régions méridionales.

Les populations du Nord et de l’Est qui, elles, savent très bien l’importance de ces établissements saluent à juste titre l’acte du chef de l’États et le lui font savoir. Et n’en déplaise à certains esprits mal pensants, Paul Biya préside aux destinées de son pays et, en bon homme d’Etat à l’écoute des demandes de son peuple, il met tout en œuvre pour y répondre. Il est donc dans son rôle et personne ne devrait le lui reprocher. Quitte à ses adversaires d’essayer de tout peindre en noir pour exister parce que des élections sont en vue.

J. Daniel

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