Crise anglophone :  ils en ont fait un macabre fonds de commerce

Oui, ils ont fait de ce qu’il est convenu d’appeler crise anglophone un véritable fonds de commerce pour se faire du fric. En plus d’égorger des gendarmes, des policiers et des civils, d’organiser des opérations villes-mortes qui étranglent les citoyens et l’économie, de gêner le bon fonctionnement du système éducatif.

Il était déjà clair que ce sont des terroristes qui se cachent derrière des prétendues revendications politiques. On sait maintenant qu’ils sont de vulgaires bandits qui profitent du climat d’insécurité qu’ils ont eux-mêmes instauré à dessein pour extorquer de l’argent, des sommes importantes, aux pauvres citoyens.

La presse relaye ces derniers jours des informations selon lesquelles ces individus envoient des SMS à certaines personnes, des autorités traditionnelles, des opérateurs économiques, les sommant de payer d’importantes sommes d’agent, faute de quoi leurs vies seraient menacées. Et apparemment, pour éviter de se faire tuer, certaines des personnes contactées ont payé ce qu’ils convient d’appeler rançon de la peur.

A certains endroits, peut-on encore apprendre, certains individus, masqués derrière les revendications sécessionnistes ont pratiquement instauré une forme d’impôt prétendument pour soutenir l’effort de guerre. En plus de courir le risque d’être taxé de « traître » de la cause sécessionniste, ceux qui résistent au paiement de cet import s’exposent à toutes sortes de violences pouvant conduire jusqu’à la mort.

Au sommet de la pyramide même du mouvement sécessionniste, la rapine est organisée. Les hiérarques du mouvement appellent leurs sympathisants à contribuer à l’effort de guerre et publient des numéros de comptes bancaires qui circulent dans les réseaux sociaux.

Malheureusement, il y a de pauvres gens au Cameroun et à travers le monde qui, naïvement, sans même être convaincu de lutter pour quelque cause que ce soit, se font ainsi extorquer de l’argent sans qu’ils sachent quoi que ce soit de la destination et de la gestion de cet argent.

On apprend par ailleurs que ces terroristes ont voulu faire de la frontière Cameroun-Nigeria, notamment au Sud-ouest, un No Man’s land dans lequel ils se livrent à la cuture et au trafic de la drogue.

Tout en alimentant des circuits terroristes – ce qui est déjà condamnable, une bonne partie de cet argent prend certainement la direction des comptes privés de certains individus qui profitent de la crise pour s’enrichir.

Voilà ce à quoi nous mènent ceux qui prétendent vouloir défendre la cause anglophone. De vulgaires bandits doublés de meurtriers qui tentent de tirer profit des difficultés de certains de leurs compatriotes.

J.Daniel

 

 

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