Le Gouvernement toujours au front pour normaliser la situation dans les régions anglophones

Pour la crise qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, il y a lieu de reconnaitre que le chef de l’État et le Gouvernement n’est pas à court d’initiative pour un retour à la normale. En témoignent les rencontres qu’entreprend Paul Atanga Nji depuis sa nomination au ministère de l’Administration territoriale.

Il faut déjà reconnaitre que, en elle-même, la nomination de Paul Atanga Nji à ce poste constitue un signal fort de la part du président Paul Biya en direction de ses concitoyens du Nord-ouest et du Sud-ouest. En effet, parmi leurs complaintes, on avait entendu dire qu’un anglophone n’avait jamais eu l’occasion d’occuper un portefeuille aussi important. Message reçu par le président de la République et attente comblée pour ses compatriotes.

Et dès le lendemain du réaménagement du gouvernement, le nouveau ministre de l’Administration territoriale est monté au front. Paul Atanga Nji s’est rendu à Bamenda pour y rencontrer les chefs traditionnels, les forces vives et les populations de cette région.  Il a demandé aux chefs d’être les messagers de la paix, en collaborant étroitement avec les pouvoirs publics.

Depuis quelques jours, il séjourne au Sud-ouest. Même démarche avec les forces vives, les chefs traditionnels, les populations. Mais aussi avec les mototaxis, une catégorie d’acteurs dont on sait qu’elle comporte un grand nombre de jeunes gens qui y trouvent leur gagne-pain, mais dont quelques-uns sont attirés par les sirènes des terroristes.

Partout où il passe, Paul Atanga Nji transmet aux populations le message de paix du président Paul Biya, loue les rapports entre les autorités administratives, les forces de sécurité et les populations, et appelle les populations à la raison. Il se rend à Kumba, Mudemba et Ekondo Titi.

Aux chefs traditionnels, Atanga Nji dit qu’ils ont rôle à jouer pour le retour à la normale et leur suggère de demander à leurs enfants de déposer les armes et de sortir de la brousse. Il rencontre les motos-taxis et leur demande de ne pas être les complices de ceux qui veulent détruire leur cher et beau pays.

Partout, le ministre de l’Administration territoriale réitère la volonté du président de la République de dialoguer avec ses compatriotes, pourvu que ceux-ci ne remettent pas en cause le caractère indivisible de l’État.

L’initiative du ministre Paul Atanga Nji est loin d’être un cas isolé. On se souvient en effet qu’il y a quelques mois, le président Paul Biya avait dépêché dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, des délégations composées de membres du gouvernement, d’élus du peuple, de forces vives, tous fils du territoire pour porter son message de paix, écouter les populations et lui porter leurs desiderata. Cela a été fait.

Et il y a tout lieu de croire que des réponses ont été données à quelques-unes de leurs attentes dans le dernier gouvernement avec, notamment, la création d’un ministère chargé d’implémenter la décentralisation et la nomination des fils et filles de ces régions à certains postes de responsabilité.

Beaucoup plus tôt, le président Paul Biya avait déjà réagi favorablement aux revendications des syndicats des avocats et des enseignants anglophones, au-delà même de leurs attentes.

Tout ceci montre à suffisance les bonnes dispositions du chef de l’État qui  œuvre de toutes ses forces pour sortir le Nord-ouest et le Sud-ouest des griffes des extrémistes de toutes sortes et des terroristes dont le seul objectif est de mettre à mal l’unité du pays et le vivre-ensemble des Camerounais en prenant en otage les populations.

J. Daniel

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *