Haro sur les Social media fighters

Une bonne partie de la guerre que le Cameroun mène contre les terroristes dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest se déroule dans les médias et, en particulier dans les réseaux sociaux. Avec des activistes qui s’érigent en donneurs d’ordre.

Certains activistes, appelons les Social media fighters, les combattants des réseaux sociaux, sont en effet installés dans une posture de véritables chefs de guerre : à travers les réseaux sociaux, ils ameutent le monde entier avec leur propagande, vouent les institutions républicaines et ceux qui les incarnent aux gémonies, appellent au meurtre des personnalités et se réjouissent de tous les actes terroristes posés par les soi-disant ambazoniens.

De temps en temps, je vais sur les pages Facebook de certains de ces illuminés qui, embusqués à l’étranger, s’emploient à inciter quelques naïfs restés au pays à mener une guerre qu’ils savent eux-mêmes perdue d’avance. Leur logique est tout simplement déconcertante : ils estiment qu’au point où ils en sont, ils ne peuvent que prôner l’escalade.

Il y a lieu de noter que de nombreux internautes ne partagent pas leur vision des choses et tentent de les ramener à la raison. Il y en qui leur disent clairement qu’ils ne peuvent pas gagner la guerre contre l’État. Certains autres leur opposent que cette sale guerre a déjà fait trop de morts et de dégâts et qu’il est temps d’y mettre fin, et de privilégier le dialogue. Ce à quoi les extrémistes opposent une fin de non-recevoir.

Ce qui frappe, c’est l’intolérance des va-t’en guerre, les fameux « Social media fighters », ces individus qui ont acquis leur notoriété rien qu’en pianotant sur un clavier d’ordinateur. Et, croyez-moi, il y en a qui sont devenus célèbres auprès de followers plus que jamais passifs et qui prennent leurs élucubrations pour parole d’évangile.

Aux arguments présentés par les uns, les Social media fighters opposent des injures grossières et des menaces de mort. Ils demandent que ceux qui ne partagent pas leur vision soient bloqués. Les initiatives gouvernementales en vue de résorber la crise sont tournées en dérision.

Conséquence leurs forums ne sont que des défouloirs dans lesquels ces fanatiques extrémistes ne disent que ce que les autres veulent entendre, se parlent à eux, se gargarisent des « victoires » fictives.

Malheureusement, ce faisant, ils continuent de manipuler quelques naïfs qui ne réalisent pas encore qu’ils ont tout à perdre dans ce combat dénué de sens. Dur sera le réveil…

Le comble dans toute cette affaire c’est que ces fameux « combattants des réseaux » sociaux sont, eux, loin, très loin du théâtre des opérations; ils n’y ont jamais perdu un être cher, ni du côté des populations, ni de celui des forces de sécurité. Leurs enfants, puisqu’ils en ont, n’ont jamais connu le boycott de l’école et les opérations « villes-mortes » ne sont pour eux qu’une vue de l’esprit.

Les perdants, ce sont ceux qui, aveuglement, naïvement, les suivent, pensant qu’ils mènent le bon combat… L’État aussi y perd énormément, lui dont le rôle est de maintenir la paix et la sécurité des hommes et des biens; lui dont certains projets de développement dans les zones affectées sont ralentis ou retardés du fait des actes terroristes, etc.

Il faut en savoir gré au président Paul Biya et au gouvernement de la République qui, malgré tout, continuent de tout mettre en œuvre pour un retour à la normale dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Et il y a tout lieu de croire qu’ils vont y arriver.

J. Daniel

 

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