Crise anglophone : de quel dialogue parle-t-on au juste?

Il faut dialoguer. On l’a encore entendu ce weekend dans les émissions de débat qui ont consacré, comme cela se voit depuis quelque temps, un espace à la crise anglophone.  Quelques Camerounais, apparemment de bonne foi, appellent le président à dialoguer avec les leaders de la contestation anglophone. Mais, entre nous, qui sont ces leaders? De quelle légitimité peuvent-ils se réclamer? Et sur quoi le dialogue devrait-il porter? Et puis n’a-t-on pas déjà suffisamment dialogué comme ça? Lire la suite

Le président Paul Biya apporte son soutien à l’enseignement privé

Deux milliards de f CFA. C’est le montant de la subvention que le chef de l’État Paul Biya vient d’octroyer aux établissements scolaires du secteur privé pour les aider à améliorer les conditions de travail des enseignants et alléger leurs charges de fonctionnement. Un geste qui témoigne de toute l’importance que le président de la République accorde à l’éducation et une reconnaissance de la contribution de l’enseignement privé laïc et confessionnel.

Lire la suite

Ils ont osé faire ça!

On l’a appris lors de la rencontre que le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma, a eu avec la presse jeudi dernier: une demi-douzaine de Camerounais, se réclamant de l’ « Ambazonie », un État fantoche, qui n’existe que dans l’esprit de quelques illuminés, ont été appréhendés et sont en exploitation par la police. Ils ont été surpris en possession d’armes et s’apprêtaient à commettre des attentats sur le territoire national. C’est une affaire grave, très grave même, qui appelle à plus de vigilance de la part des compatriotes de bonne foi. Lire la suite

Et si on tournait la page de la crise anglophone…

Les remous sociaux observés ces derniers mois dans les régions camerounaises du Nord-ouest et du Sud-ouest ont inspiré des initiatives plus ou moins malheureuses à nombre de nos compatriotes.  Certains, probablement les plus inspirés, après avoir essayé en vain d’obtenir la partition du pays, ont cru devoir créer sur le papier un « État » fantoche, en fait qui n’existe que dans le seul esprit de ceux qui ont eu cette idée saugrenue, et qu’ils ont baptisé du nom d’oiseau d’« Ambazonie ».

Lire la suite

Les belles perspectives de 2018 au Cameroun

Que nous  réserve l’année 2018 ? A vrai dire, ce devrait être une année faste pour le Cameroun, avec notamment, le parachèvement du Plan d’urgence triennal (Planut), l’accélération des préparatifs de la Can 2019 que le pays va abriter, l’opérationnalisation du Plan d’urgence spécial jeunes et encadrement des populations touchées par l’insécurité transfrontalière. Lire la suite

Qui veut manipuler les forces de défense camerounaises engagées au front contre Boko Haram ?

Une mauvaise interprétation des règlements a été présentée comme un refus de remettre aux soldats leurs revenus règlementaires.
Mis aux arrêts depuis le 5 juin, les quelques 30 soldats impliqués dans cette affaire attendent de connaitre leur sort au terme du processus disciplinaire déclenché à leur encontre.

Au matin du 3 juin, ces militaires camerounais en attente de relève posent des barricades sur la nationale n°1 dans la localité de Zigue. Ces soldats sont en poste au sein du secteur N1 de la Force Multinationale Mixte de la CBLT dont le poste de commandement est à Mora.

La principale revendication de ses soldats est de n’avoir pas bénéficié de primes de soldats impliqués dans une force internationale. La comparaison est vite établie avec leurs camarades qui participent aux opérations des Nations Unies. Ces dernières années des contingents de militaires camerounais participent à la MINUSCA en République Centrafricaine.

La nouvelle circule à la vitesse des réseaux sociaux. Le gouvernement camerounais est fortement écorché par les spécialistes de la critique spontanée.
Le chef de la division de la communication du ministère de la défense réagit spontanément sur Facebook. Il faut couper court aux rumeurs les plus abjectes.

Certaines laissent penser que c’est toutes les forces du front contre Boko Haram qui sont dans la révolte. Cette réaction n’a permis d’atténuer les débats que dans très peu de plateformes interactives. On a lu ici et là des commentaires très négatifs sur la gestion des soldats engagés dans la guerre contre la secte terroriste basée au Nigéria.

On doit donc saluer la transparence du ministère de la défense dans la gestion de ce dossier. Les militaires ramenés à Yaoundé sont aux arrêts. Les sanctions prises sont conformes règlement de discipline générale. Les soldats concernés vont passer devant le conseil de discipline. Par ailleurs, il a été recommandé aux  Chefs militaires de veiller au moral et à l’état d’esprit des hommes. Dans cette perspective, il est envisagé des causeries éducatives pour éviter la désinformation.

La moralité de cette affaire réside dans la virulence de la désinformation. Il faut la combattre avec toute l’énergie requise. Avec les réseaux sociaux, de nombreux usagers s’attribuent une expertise dans toutes les disciplines.

Il est fréquent de voir des hommes aborder des questions stratégiques sans avoir pris la précaution de s’informer au préalable. Le gouvernement camerounais s’en tire plutôt bien dans cette affaire, puisque force est revenu à la loi dans la gestion de cette affaire.