Les belles perspectives de 2018 au Cameroun

Que nous  réserve l’année 2018 ? A vrai dire, ce devrait être une année faste pour le Cameroun, avec notamment, le parachèvement du Plan d’urgence triennal (Planut), l’accélération des préparatifs de la Can 2019 que le pays va abriter, l’opérationnalisation du Plan d’urgence spécial jeunes et encadrement des populations touchées par l’insécurité transfrontalière. Lire la suite

Qui veut manipuler les forces de défense camerounaises engagées au front contre Boko Haram ?

Une mauvaise interprétation des règlements a été présentée comme un refus de remettre aux soldats leurs revenus règlementaires.
Mis aux arrêts depuis le 5 juin, les quelques 30 soldats impliqués dans cette affaire attendent de connaitre leur sort au terme du processus disciplinaire déclenché à leur encontre.

Au matin du 3 juin, ces militaires camerounais en attente de relève posent des barricades sur la nationale n°1 dans la localité de Zigue. Ces soldats sont en poste au sein du secteur N1 de la Force Multinationale Mixte de la CBLT dont le poste de commandement est à Mora.

La principale revendication de ses soldats est de n’avoir pas bénéficié de primes de soldats impliqués dans une force internationale. La comparaison est vite établie avec leurs camarades qui participent aux opérations des Nations Unies. Ces dernières années des contingents de militaires camerounais participent à la MINUSCA en République Centrafricaine.

La nouvelle circule à la vitesse des réseaux sociaux. Le gouvernement camerounais est fortement écorché par les spécialistes de la critique spontanée.
Le chef de la division de la communication du ministère de la défense réagit spontanément sur Facebook. Il faut couper court aux rumeurs les plus abjectes.

Certaines laissent penser que c’est toutes les forces du front contre Boko Haram qui sont dans la révolte. Cette réaction n’a permis d’atténuer les débats que dans très peu de plateformes interactives. On a lu ici et là des commentaires très négatifs sur la gestion des soldats engagés dans la guerre contre la secte terroriste basée au Nigéria.

On doit donc saluer la transparence du ministère de la défense dans la gestion de ce dossier. Les militaires ramenés à Yaoundé sont aux arrêts. Les sanctions prises sont conformes règlement de discipline générale. Les soldats concernés vont passer devant le conseil de discipline. Par ailleurs, il a été recommandé aux  Chefs militaires de veiller au moral et à l’état d’esprit des hommes. Dans cette perspective, il est envisagé des causeries éducatives pour éviter la désinformation.

La moralité de cette affaire réside dans la virulence de la désinformation. Il faut la combattre avec toute l’énergie requise. Avec les réseaux sociaux, de nombreux usagers s’attribuent une expertise dans toutes les disciplines.

Il est fréquent de voir des hommes aborder des questions stratégiques sans avoir pris la précaution de s’informer au préalable. Le gouvernement camerounais s’en tire plutôt bien dans cette affaire, puisque force est revenu à la loi dans la gestion de cette affaire.