Presse française : une campagne douteuse sur les Droits de l’homme au pays de Paul Biya

Une fois de plus, la presse française revient à la charge avec l’affaire de cette avocate franco-camerounaise Lydienne Yen-Eyoum condamnée à 25 ans de prison en septembre 2014 par le Tribunal criminel spécial (TCS), une juridiction spécialisée dans la répression de la grande corruption au Cameroun. Une condamnation confirmée le 9 juin dernier par la Cour suprême. Mariée à un Français, ex-directeur d’une banque française au Cameroun, Mme Eyoum qui a obtenu la nationalité française en septembre 2010 durant sa détention, a été inculpée en 2010. Elle était accusée d’avoir fait pratiquer une saisie-attribution d’une somme d’un peu plus de 2 milliards de F CFA (près de 4 millions de dollars) dans le compte de la Société Générale de Banque du Cameroun (SGBC) domicilié à la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC). Une somme que la BEAC a virée dans son compte personnel selon des documents officiels. Mais pour ses avocats et une certaine presse française, elle ferait partie de nombreuses personnes, parmi lesquelles des anciens ministres et hauts responsables de l’État interpellées dans le cadre de l’opération Épervier, qui seraient victimes de règlements de comptes de nature politique. Lire la suite

Cameroun : L’Opération «Épervier» de Paul Biya doit se poursuivre

La Commission nationale anti-corruption (Conac), créée en 2008 pour lutter contre la corruption, a récemment publié son deuxième rapport sur l’état de la corruption dans le pays en 2011. Ce rapport qui succède à celui de la période 2008-2010, révèle que la cellule de renseignement financier du Cameroun a relevé des flux financiers suspects d’un montant de 10,5 milliards FCFA dans les banques camerounaises. Ces flux ont été rassemblés, selon la Conac, dans une quarantaine de dossiers liés « aux transactions du commerce extérieur, aux opérations de change et à l’octroi de crédits douteux ». Des opérations repérées aussi bien dans les banques publiques que privées et qui cachent « des pratiques de corruption, de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme ».
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Lutte contre la corruption au Cameroun : un nouveau tournant

Le 11 juin dernier, le conseil de discipline budgétaire et financière camerounais a sanctionné des gestionnaires de la fortune publique. Le Recteur de l’Université de Yaoundé II, le Doyen de la faculté des Sciences économiques et de Gestion, et celui de la faculté des Sciences juridiques et politiques ont ainsi été reconnus coupables de fautes de gestion pour des faits qui se seraient passés entre 2006 et 2009. Chacun d’entre eux doit donc payer pour fractionnement des marchés publics, une amende de deux millions de FCFA pour avoir encaisser 162 millions de FCFA pour chacun des doyens et 61 millions FCFA pour le recteur. Ce phénomène de plus en plus important et récurrent est loin d’être l’apanage des gestionnaires d’universités. Il gangrène toute l’administration camerounaise. Nombreux sont en effet les dirigeants aujourd’hui qui accordent des marchés publics à leurs connaissances en faisant fi des règles des commissions de passation de marchés. Lire la suite

« Opération Épervier » : règlement de comptes ou assainissement des mœurs publiques?

L’interpellation de l’ancien Premier ministre camerounais, Ephraïm Inoni, et de l’ex-ministre d’État, Marafa Hamidou Yaya, le 16 avril dernier dans le cadre d’une instruction concernant un détournement d’argent public, a fait la une de nombreux médias aussi bien au Cameroun qu’à l’étranger. Certains ont qualifié la mise en détention préventive pour « détournement de deniers publics en coaction et complicité » de ces deux personnalités ayant occupé de hautes fonctions au sein de l’appareil étatique camerounais, d’épuration politique visant à éliminer les potentiels concurrents de la course à la succession à la tête de l’État. Alors même qu’il s’agit là tout simplement de la suite logique de la lutte engagée par le chef de l’État Paul Biya contre la corruption et le détournement des deniers publics. Lire la suite

Lutte contre la corruption en Afrique : l’exemple camerounais

Le quotidien italien La Stampa épingle dans son édition en ligne du 9 avril dernier, le continent africain sur le thème de la corruption. Intitulé « Voyage dans la corruption africaine », l’article écrit : « En Afrique, la corruption est plus répandue que la Malaria ». Pourquoi le quotidien va si loin pour parler de la corruption alors qu’il a un bel exemple sous les yeux avec le cas de l’Italie qui est tout aussi intéressant?

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Transparency international 2011 : les efforts payants du Cameroun

Selon le classement officiel de l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2011 de Transparency International, rendu public le 1er décembre dernier, le Cameroun occupe le 134e rang sur 183 pays. Tous les ans, l’ONG allemande basée à Berlin et spécialisée dans la lutte contre la corruption, classe depuis 1995 la presque totalité des pays et territoires du monde, du plus au moins corrompu sur une échelle de 0 à 10 avec 0 pour « extrêmement corrompu » et 10 pour « extrêmement intègre ». Elle se base pour ce faire sur les données de plusieurs enquêtes portant sur des facteurs comme l’application des lois anticorruption, l’accès à l’information et les conflits d’intérêts.
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Lutte anti-corruption au Cameroun : Des efforts payants

Le dernier rapport 2010 de Transparency International (TI) sur l’indice de perception de la corruption dans le monde publié récemment classe le Cameroun au 146e rang sur 178 pays. On est bien loin du classement de 1998 où le Cameroun occupait le dernier rang. En l’espace d’une dizaine d’années, la position du pays s’est donc améliorée.
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