Succession de Paul Biya : un appel à l’insurrection irresponsable!

« Cameroun : l’état bâillonne le peuple » : voilà le titre d’un soi-disant article publié sur un de nombreux bogues consacrés à la diaspora camerounaise avec des gens qui s’improvisent ou s’autoproclament journalistes. L’exercice préféré de la plupart de ces blogues consiste à critiquer Paul Biya, le président camerounais. Dans ce dernier, l’auteur écrit : « Combien d’années encore Paul BIYA sera-t-il président du Cameroun? Qui pour lui succéder? Au Cameroun, personne n’ose poser ces questions: intimidations, accroissements des arrestations, nervosité évidente du pouvoir. En réalité, plus le régime de BIYA s’éternise, moins il semble possible d’évoquer une alternance politique. La moindre velléité de contestation est aussitôt étouffée par les autorités. Tenter de briser le tabou de l’après-BIYA peut valoir d’être aussitôt broyé par le système. » Lire la suite

Cameroun : Élucubrations autour d’une prétendue cellule d’informateurs du président Biya

« Depuis son accession à la magistrature suprême, le 6 novembre 1982, Paul Biya a mis en disgrâce plusieurs de ses ministres, directeurs généraux grâce aux fiches de renseignement qui lui sont parvenues au sujet de leurs malversations. », peut-on lire sur un de nombreux sites consacrés à la diaspora camerounaise. Des sites où des gens qui s’improvisent ou s’autoproclament journalistes, distillent des informations complètement délirantes en se cachant derrière des soi-disant analystes politiques et en pratiquant un de leurs exercices favoris qui consiste à critiquer le président camerounais. Lire la suite

Cameroun : les médias abusent-ils de leur liberté ?

L’ambassadrice de France à Yaoundé, Christine Robichon, vient de publier un communiqué de presse dans lequel elle dément tout lien de son pays avec Boko Haram, visant à déstabiliser le Cameroun dans le but de renverser le président Paul Biya qui serait, avec plus de 32 ans de pouvoir, épuisé. Non, ce n’est pas une farce! Depuis quelques semaines, certains médias camerounais (presse écrite, radios et télévisions confondues) n’ont cessé de porter des accusations saugrenues contre la France selon lesquelles, cette dernière soutiendrait et financerait la secte islamiste Boko Haram qui sévit dans le nord du Cameroun. Lire la suite

Cameroun : la liberté de la presse sous Paul Biya

Du 5 au 7 décembre 2012, aura lieu au palais des Congrès de Yaoundé, les états généraux de la Communication qui réunira « tout ce que le microcosme de la communication compte comme acteurs et intervenants », a indiqué le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary dans un communiqué. Il s’agira à cette occasion « de jeter un regard rétrospectif sur les vingt dernières années de la gestion de ce secteur », a-t-il ajouté.
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Cameroun : qui a dit que la liberté de la presse était inexistante?

Dans son édition du 18 avril dernier, le quotidien camerounais Le jour dans un éditorial intitulé « Du pain, pas du sang! », écrit : « Paul Biya n’est jamais allé aussi loin dans la célébration punitive de ses anciens collaborateurs. Dans l’histoire politique des États modernes, il n’y a que le stalinisme qui a fait pire dans la mise en disgrâce et la purge de ses anciens dignitaires… En décidant l’emprisonnement brutal de son ancien Premier ministre, Inoni Ephraïm, et de son ancien ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Marafa Hamidou Yaya, le monarque de Mvomeka’a vient de sceller, dans le ciment du cynisme et du reniement de soi, la disqualification historique et définitive dont on hésitait encore à accabler le biyaïsme après 30 ans d’approximations, d’errances idéologiques, de tricheries électorales et de règne de l’indigence axiologique. » Lire la suite

Cameroun : la presse en question

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse le 3 mai dernier, les journalistes et patrons de presse camerounais se sont donné rendez-vous à Douala, berceau de la presse camerounaise qui abrite la majorité des médias du pays, pour célébrer cet événement. Des festivités qui ont eu lieu en présence du ministre de la Communication Issa Tchiroma, accompagné de cinq autres ministres et anciens ministres, ainsi que des hautes personnalités politiques du pays. C’était l’occasion pour eux de montrer l’intérêt que le gouvernement de Paul Biya porte à cette célébration et au monde de la presse, mais surtout les efforts fournis depuis deux décennies en matière de liberté de la presse.
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La vidéo sur Paul Biya, beaucoup de bruit pour rien

Cette semaine, une vidéo concernant le chef d’État camerounais Paul Biya a créé ce que les internautes appellent un buzz sur Internet. Ainsi, les commentaires allaient bon train sur une prétendue confession lors du 3e Sommet Afrique-Europe à Tripoli (Libye) du président Biya à ses homologues, les présidents sénégalais Abdoulaye Wade et équato-guinéen Téodoro Obiang Nguema à propos de l’enquête ouverte à Paris sur des présumés biens mal acquis. Le parquet de Paris a en effet ouvert le 25 novembre dernier une enquête préliminaire contre Paul Biya pour « recel de détournement de fonds publics », suite au dépôt d’une plainte par une association de ressortissants camerounais présente en France.
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Le Cameroun, 129e : un rapport « injuste » de RSF

Le dernier rapport 2010 de l’ONG français Reporters Sans Frontières (RSF) sur la liberté de la presse classe le Cameroun du président Paul Biya à la 129e place sur 178 États, lui faisant ainsi perdre 20 places comparativement à l’année précédente. La publication de ce rapport a provoqué une protestation collective au Cameroun, aussi bien de la part des responsables gouvernementaux que des professionnels des médias et auprès de certains membres de la diaspora à l’étranger qui condamnent à l’unanimité ce document jugé injuste et loin de refléter la réalité camerounaise. Lire la suite

Presse et pouvoir au Cameroun: Le pays de Paul Biya muselle-t-il la presse?

Avant l’arrivée de Paul Biya au pouvoir, le Cameroun a connu des années de monolithisme politique qui se sont caractérisées par un régime de contrôle strict appliqué aux organes d’information. La presse écrite, en particulier, a souvent été bâillonnée par les ordonnances des années 60, avec pour principaux goulots d’étranglement, la censure administrative, les tracasseries du régime d’autorisation et le regard inquisiteur des autorités administratives sur les sources de financement des journaux. Lire la suite