Avec le Conseil constitutionnel, l’architecture démocratique du Cameroun se renforce

Il y a une dizaine de jours, le président Paul Biya signait des décrets portant organisation et fonctionnement du secrétariat général du Conseil constitutionnel, nommant les membres et le président de cette haute instance. Ces textes, il faut bien le reconnaître, marquent un pas décisif dans la construction de la démocratie camerounaise.

Le Conseil constitutionnel est lune des institutions prévues par la loi constitutionnelle du 18 janvier 1996. Le législateur avait prévu que ces institutions seraient mises en place progressivement. C’est ainsi qu’après le Sénat, en 2013, le Conseil constitutionnel voit le jour a son tour.

Chargée de veiller au respect de la Constitution et a la constitutionnalité des lois, le Conseil constitutionnel est un maillon essentiel de notre système démocratique. Et comme on a pu le constater, le président Paul Biya amis un soin tout particulier dans le choix des membres de cette haute instance. Éminents juristes ou professeurs d’Université, hauts magistrats connus pour leur expérience et réputés pour leur intégrité, hauts fonctionnaires ayant fait leurs preuves dans la haute administration, etc., il faut vraiment être de mauvaise foi pour ne reconnaitre que le chef de l’État a eu la main heureuse dans ses choix, tout comme il s’est employé habilement à respecter les grands équilibres sur lesquels repose l’édifice Cameroun.

Si jusqu’à sa mise en place, certaines de ses attributions étaient confiées à la Cour suprême, le Conseil constitutionnel pourra dorénavant jouir pleinement de ses prérogatives et exercer pleinement ses missions. Ce qui, il faut bien le dire est une excellente évolution pour la démocratie camerounaise.

Reste maintenant la mise en place des conseils régionaux qui devraient intervenir probablement après les élections municipales à venir, en tout cas prévues cette année. Et la boucle sera bouclée. Avec comme cerise sur le gâteau, le renforcement de la décentralisation. Le Conseil régional jouera au niveau de la région, le rôle dévolu au conseil municipal au niveau de la commune.  Il comportera un exécutif régional avec, à sa tête, un président régional, élu par les conseillers régionaux.

Ainsi donc, résolument, sous la houlette du président Paul Biya, le Cameroun met en place son architecture démocratique tout en œuvrant pour l’atteinte de son objectif d’émergence à l’horizon 2035. Dans ce contexte, touts les initiatives visant à l’en détourner, tout en étant condamnables et naturellement sont vouées à l’échec. Il ne faut pas jouer avec le Cameroun, avait déjà dit le président Paul Biya.

J. Daniel

 

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