Les réponses de Paul Biya aux doléances de ses compatriotes

Toujours en quête d’une solution qui à la crise secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, le président Paul Biya a encore saisi l’occasion du remaniement ministériel du 2 mars dernier pour donner d’autres gages de sa bonne volonté de répondre aux attentes de tous ses compatriotes, en général, et de ceux d’extraction anglophone en particulier.

Le gouvernement du 2 mars 2018 comporte en effet deux réponses fortes qu’on pourrait, sans risque d’être démenti lier à la crise actuelle. D’abord, en matière de gouvernance, nombre de nos compatriotes déplorent une très forte centralisation du pouvoir au niveau de Yaoundé, la capitale. Ceci, croit-on savoir, impacte négativement le développement local, alors même que la Constitution de 1996 stipule clairement que le Cameroun est un État unitaire décentralisé.

Le processus de décentralisation enclenché depuis une vingtaine d’années n’a pas atteint le niveau souhaité. Et pas seulement par les partisans d’un retour à la forme fédérale de l’État. D’où donc les récriminations perceptibles à travers le territoire national.

Message reçu 5 sur 5 par le président Paul Biya qui, dans la plupart de ses récentes déclarations, a promis une accélération et un renforcement de la décentralisation. Sa première réponse est donc structurelle :la création d’un ministère chargé de la décentralisation et du développement local. Il faut dire que jusque-là, la décentralisation n’était qu’un appendice du ministère de l’Administration territoriale, et avait quelque mal à s’émanciper de cette pesante tutelle.

Deuxième réponse : le choix des hommes. Parmi les récriminations liées à la crise que connaissent les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, on a entendu dire qu’on n’attribuait pas certains portefeuilles stratégiques aux Camerounais anglophones. On peut ou pas ne pas être d’accord avec cette vision des choses, quand on sait, par exemple, que le chef du gouvernement est lui-même anglophone. Néanmoins, le président Paul Biya a pris en compte cette doléance et y a apporté une réponse. Paul Atanga Nji, un anglophone du Nord-ouest, est nommé ministre de l’Administration territoriale, alors que Mme Nalova Lyonga Pauline Egbe, universitaire originaire du Sud-ouest, se voit, quant à elle, confiée le portefeuille des Enseignements secondaires.

Ce faisant, Paul Biya vient, encore une fois, d’administrer la preuve qu’il reste en permanence à l’écoute de ses concitoyens et que, en plus, il est disposé à apporter toutes les solutions susceptibles de contribuer à leur bien-être ainsi qu’à l’émergence d’un Cameroun uni, fort et prospère.

J. Daniel

 

 

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