Dieudonné Massi Gams : « Le Cameroun est résolument engagé dans la lutte contre la corruption »

Le président de la Commission nationale anti-corruption a donné une conférence de presse le 24 avril 2018 pour annoncer des nouveaux outils de lutte contre le fléau.

Pour le révérend Dieudonné Massi Gams, il n’y a pas de doute. « Notre pays est résolument engagé dans la lutte contre la corruption qui lui a fait tant de mal ».  Le président de la Commission nationale anti-corruption (Conac), en veut pour preuve, le renouvèlement par le président Paul Biya, de son « engagement ferme de lutter sans relâche contre la corruption » lors du Conseil ministériel du 15 mars 2018, déclarée année de lutte contre la corruption par l’Union africaine.  « Je voudrais vous réitérer, très fermement, mes instructions sur la nécessité d’une utilisation rationnelle des ressources publiques, la réduction du train de vie de l’Etat et la lutte contre la corruption », avait en effet indiqué Paul Biya à l’occasion. Quelques jours plus tard, plusieurs anciens ministres et hauts fonctionnaires, soupçonnés de détournement de fonds publics, étaient écroués à la prison centre de Yaoundé.   « Suite à l’engagement ferme du président de la République, nous donnons aujourd’hui aux citoyens camerounais, ultimes bénéficiaires des retombées de cette lutte, une arme d’autodéfense », indique le pasteur. Et c’est pour présenter cette arme que le président de la Conac a convié la presse le 24 avril 2018, au siège de l’institution de lutte contre la corruption à Yaoundé.

Numéro vert

Cette arme tient en « deux nouveaux outils qui vont efficacement contribuer à la lutte contre cette gangrène sociale dans notre pays ». Il s’agit « d’un numéro d’utilité publique (1517) accessible gratuitement à tous les appels venant des opérateurs de téléphonie dont les réseaux couvrent le territoire national » et du site internet de la Conac en cours de relookage afin de le rendre plus dynamique, interactif et attrayant. Ces outils devraient «donner à chaque citoyen et citoyenne la possibilité de dénoncer systématiquement tout acte de la corruption, au lieu de la subir en silence ou en observateur passif». Selon les Nations unis, la facilitation de l’accès des citoyens aux organismes de lutte contre le fléau, pour dénoncer librement tous les actes y relatifs est en effet déterminant dans la lutte contre la corruption. Elle est d’ailleurs une recommandation de sa convention de lutte contre la corruption du 31 octobre 2003.

A la Conac, on estime aussi que « l’une des meilleures stratégies de combat est prévention ». « Cette prévention passe par l’éducation à l’intégrité des citoyens et la mise à leur disposition d’une bonne information », car explique l’institution, « les mauvaises pratiques prospèrent parfois à cause de la méconnaissance des règles normatives par la plupart des acteurs ».

C’est pour cette raison que la Conac multiplie les outils de communication comme le magazine radio et télé diffusé par la CRTV ; l’édition tous les mois d’une newsletter distribuée gratuitement et l’organisation de caravanes de sensibilisation.

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