Énergie. La Société nationale de transport électrique entre en service

À travers cette autre mise en œuvre de la politique énergétique du gouvernement, cette société va participer à améliorer l’offre énergétique au Cameroun.

La mise en œuvre de la politique énergétique du gouvernement se poursuit. Ceci se traduit par le démarrage officiel le vendredi 27 avril, des activités de la Société Nationale du Transport de l’Energie Electrique (SONATREL). Lesquelles vont participer à améliorer l’offre en énergie électrique au Cameroun. Spécifiquement, et selon le directeur général de cette structure Victor Mbemi Nyaknga, la SONATREL va assurer « l’exploitation,  la maintenance, le développement du réseau public de transport d’énergie électrique et de ses interconnexions avec d’autres réseaux, la gestion des flux d’énergie électrique transitant par le réseau public de transport, la planification, la réalisation des études et la maitrise d’ouvrage des infrastructures et ouvrages des transports d’électricité ainsi que la recherche et la gestion de financements y relatifs entre autres ».

Le service de l’énergie électrique au Cameroun a été marqué ces dernières années, par un déficit de l’offre, estimé à environ 1300 MW. Des disparités dans la couverture du périmètre de distribution (2300 localités), les zones rurales étant les plus lésées. Il y’a également la cherté du KW souvent décriée par les consommateurs et les délestages intempestifs. Dans un diagnostic objectif, la tutelle ministérielle en charge de ce secteur et d’autres acteurs partenaires ont établi entre autres problèmes à résoudre, celui du transport de l’énergie. La création en octobre 2015 de la SONATREL est en fait une réponse à cette problématique. Désormais le concessionnaire publique Energy of Cameroon (ENEO) va se concentrer pour une production et une distribution de l’Energie, plus optimales et proportionnelles à la demande.

Son budget pour 2018 établi à 109 milliards de FCFA va prioritairement servir à la réhabilitation des infrastructures de transport du réseau existant. Soit 1944 km de lignes haute tension et des câbles nus nécessaires à l’évacuation de l’énergie. En septembre 2017, cette société a initié avec ENEO, le transfert de certains actifs notamment les lignes de transports, les postes de transformation et du personnel.  Le taux de desserte national qui est aujourd’hui logé entre 60 et 70% selon l’ancien ministre de l’Eau et de l’Energie, doit pouvoir atteindre une 75% d’ici à 2025. Un objectif qui nécessite des investissements de l’ordre de 3700 milliards de Fcfa dont 700 milliards consacrés au transport de l’énergie. La Banque mondiale s’est pour sa part engagée à soutenir les reformes en vue de l’amélioration de la capacité, du rendement, et de la fiabilité du réseau électrique national, Réformes conduites par la Sonatrel.

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