CAN 2019. Paul Biya, maître du temps

À peine installé, l’on a semblé percevoir chez le Malgache Ahmad Ahmad, nouveau président élu à la tête de la Confédération Africaine de Football, une certaine appétence croissante à ridiculiser le Cameroun, dans son défi consenti d’organiser la prochaine édition de la CAN de football masculin. Malheureusement pour lui, la nation des Lions indomptables glorifie l’adversité, surtout quand elle s’attaque à  un pan de sa souveraineté.

Ses propos en cet après-midi du 11 août 2017 sonnent comme un revers dévastateur pour tous ceux qui projetaient déjà si haut la défaillance du Cameroun comme pays organisateur de la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football, au profit du Maroc, à en croire les propos du tout nouveau président de la CAF. Le plus grand et le plus prestigieux rendez-vous sportif et humain se tenant sur le continent africain, avec des impacts conséquents sur le plan socio-économique, au-delà de l’aspect strictement sportif, se déroulera donc sur le sol camerounais, rassure Paul Biya, Président de la République du Cameroun. « Le Cameroun sera prêt le jour dit. J’en prends l’engagement. » Voilà un extrait de ce discours mobilisateur au cours duquel le premier sportif camerounais ne félicitait pas uniquement les athlètes méritants, mais invitait parallèlement l’ensemble de la nation à faire corps avec ses dirigeants, face à ce nouveau challenge.

Et des challenges, le Cameroun en a relevés en bien peu de temps, depuis la fin du 20ème siècle. Ils sont économique, politique ou encore sécuritaire, et ont été à chaque fois jugulé, grâce à cette incomparable résilience de ce peuple de gagneurs. L’on repart donc pour un autre épisode non-moins corsé même si l’on est dans le domaine du sport, avec une compétition initialement prévue pour seize équipes qui passent à quelques mois de sa tenue, à vingt-quatre équipes. En ce moment, six stades officiels répartis dans cinq villes s’apprêtent à accueillir la compétition. L’on jouera donc sur deux stades à Yaoundé, un à Douala, un à Limbé, un à Bafoussam puis un à Garoua. Si certains sont d’anciennes infrastructures rénovées, de tous nouveaux écrins à l’instar du complexe sportif Paul Biya d’Olembé à la sortie ouest de la capitale Yaoundé, puis le stade de Japoma dans la périphérie de Douala. Les entreprises respectives conduisant les travaux rassurent sur le respect des délais de livraison situés trois mois avant le début de la compétition.

Après avoir accueilli sur ses terres la CAN en 1972 qui se jouait alors avec huit équipes, le Cameroun, champion d’Afrique en titre, s’apprête rééditer l’exploit à une échelle plus rehaussée en accueillant la toute première édition de ce grand rendez-vous des peuples, dans une formule à vingt-quatre équipes. Et l’homme du Renouveau rassure avec fermeté et réalisme, urbi et orbi, sur le succès de ce rendez-vous, une autre victoire en perspective, dans l’escarcelle de l’homme-lion.

Corine Alima

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