Diplomatie. Un doigté de félin

Depuis le début des années ’90, le Chef de l’Etat camerounais a affiché une volonté claire de libérer son pays du carcan des monopoles issus de la période coloniale et postcoloniale. En visionnaire, il avait compris qu’une meilleure projection passait par une plus grande ouverture au monde, et par un renforcement des liens établis avec les nouveaux et futurs grands acteurs de la scène mondiale.

L’on ne pourrait trouver meilleure illustration du tact dont fait preuve le Président de la République du Cameroun dans le domaine des relations internationales que le feuilleton dramatique intitulé « conflit de Bakassi », et qui s’est étalé pratiquement de décembre 1993 à 2008, aboutissant sur la rétrocession par le Nigéria d’une superficie d’environ 1000 km² de territoire, au voisin camerounais, devant des juridictions internationales. Il s’est agi pour le cas d’espèce, d’éviter aux deux peuples l’ouverture sur une guerre qui aurait fait d’innombrables victimes civiles et militaires de chaque côté, entrainant à long terme un gel des échanges entre deux pays qui gagneraient plutôt à tuer toute velléité belligérante qui pourrait sourdre ici et là pour entraver la santé de leurs relations. La preuve, la secte terroriste Boko Haram, véritable plaie sur le visage du monde civilisé, connait aujourd’hui une décadence certaine grâce à l’action conjuguée des Forces de Défenses et de Sécurité des deux pays, mais également des populations des deux côtés de la longue frontière, sous l’impulsion politique des dirigeants en place. Un état de choses que peut revendiquer sans coup férir, Paul Biya.

Le foisonnement des crises sociopolitiques qui fragilisent la ceinture de pays voisins représente pour le Cameroun, un véritable danger. Or, là encore, l’homme de la paix va faire valoir des arguments plus que dissuasifs, alliant dialogue et coercition armée. Ainsi, le Congo, la Guinée Equatoriale et la République Centrafricaine ont pu bénéficier de la participation sur leurs sols ou aux frontières, de la vigilance des Forces de Défense et de Sécurité du Cameroun, pour préserver ou retrouver la paix et l’équilibre social. Des victoires indéniables à mettre à l’actif du seul Homme du Renouveau, conscient de sa place de principal pilier de la paix, et de la croissance économique en Afrique Centrale.

L’Armée du Cameroun peut aujourd’hui bénéficier d’une multitude de partenariats militaires stratégiques allant de la mise à niveau à la formation en passant par l’équipement.

Charles Abega

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