Coopération. Francophonie et Commonwealth, un acquis à capitaliser

Le Cameroun est bien l’un des rares pays au monde à jouir d’une double appartenance aux deux grandes communautés sociopolitiques, économiques et culturelles que sont la Francophonie et le Commonwealth. Un motif de fierté certes mais beaucoup plus un atout stratégique sur plus d’un front, que Paul Biya et ses compatriotes savent capitaliser.

Si la Francophonie est la première grande famille qu’il rejoint officiellement en 1991 alors même qu’il entretenait déjà de bonne relation avec l’Organisation Internationale de la Francophonie depuis les années ’70, ses rapports avec les pays membres du Commonwealth n’en sont pas des moins excellents. Pourtant, il est officiellement devenu membre de cette communauté le 1er novembre 1995, comme pour tout pays ayant l’anglais comme langue officielle et manifestant la volonté d’appartenir à cette famille. Il n’est certainement point besoin de noter ici que ces grands blocs, sont bien au-delà de la coloration culturelle mise en avant par la langue, des plateformes précieuses de rencontres et d’échanges sur plusieurs autres domaines d’activités, de la formation à l’économie, en passant par le sport, le transfert de technologie, le tutorat diplomatique international, etc.

La vision que l’on reconnait au Chef de l’Etat camerounais a donc naturellement présidé au choix de cette double appartenance. A son actif aujourd’hui et pour rester dans la même veine d’ouverture, Paul Biya n’a pas hésité à mettre en marche le processus d’adhésion à l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), une autre illustre et précieuse plateforme dont les outils de développement sont en branle à travers le monde, avec des réalisations plus qu’édifiantes. Pour revenir à l’Organisation Internationale de la Francophonie et le Commonwealth, les déploiements sont multiples en terre camerounaise. Plusieurs écoles construites ou réaménagées, des universités équipées diversement, des projets de développements financés aussi bien en zone rurale que dans les zones urbaines, des programmes d’alphabétisation et de santé communautaire, le développement du sport à travers l’amélioration des infrastructures locales, etc.

L’adhésion à ces organisations internationales assure inéluctablement au Cameroun une ouverture certaine sur le monde. Elle marque également à souhait la projection d’un homme et son souci permanent de garantir au pays, un large spectre de partenaires multiformes, riches et variés, dans sa route vers l’émergence.

Pierre Tchounkeu

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