Paul Biya, l’humaniste

Dans un contexte global en proie à l’intolérance, Le président Paul Biya s’est toujours illustré comme un promoteur des valeurs humaines 

«Je suis humain, rien de ce qui est humain ne m’est étranger ». Cette maxime du poète  Térence, citée dans un latin irréprochable par le Président Paul Biya à l’université de Rome Tor Vergata en mars 2017, traduit la philosophie qui soutient son action. D’ailleurs, il précise, «l’Homme est la mesure de toute chose. » Ainsi, que ce soit sur le plan interne ou dans le concert des Nations, Paul Biya a toujours été en faveur du respect de la dignité humaine et des différences, gage  d’un monde plus juste. Ses prises de positions face à des crises d’envergure traduisent son sens de l’écoute, de la mesure et de la conciliation 

Apôtre de la négociation. 

Le 30 novembre 2017, au plus fort de la crise dite « anglophone », alors même que les sécessionnistes venaient de défier l’Etat en forçant une proclamation d’indépendance unilatérale le 1er octobre 2017, le président ordonne l’arrêt des poursuites contre plusieurs dizaines d’activistes sécessionnistes. Et le communiqué y relatif précisera : « C’est la volonté du chef de l’Etat de rechercher en tout temps les voies et moyens d’une résolution pacifique des crises grâce aux vertus de la tolérance, du dialogue et de l’humanisme. » Loin d’être une manœuvre politicienne, cet acte traduit son désir de faire prévaloir en tout temps, le règlement pacifique. L’issue de l’affaire Bakassi qui  pendant quelques années a opposé le Cameroun au Nigéria est assez édifiante. En 2006, « une poignée de main » à Green Tree a scellé la paix entre les deux pays. Des faits qui laissent penser qu’il use de la solution militaire bien malgré lui. D’ailleurs à l’occasion du cinquantenaire des armées  en décembre 2010,  il déclarera : « L’armée camerounaise n’a rien de comparable à une machine de guerre avide de conquêtes, elle est tout simplement un instrument au service de la paix » Et en sa qualité de chef des armées il met un point d’honneur au  respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire au sein de ses troupes. 

Chantre de  la solidarité internationale   

Face aux rapports entre nations qui gagnent en complexité, Paul Biya reste lucide et prône« une mondialisation à visage humain ». Loin d’asservir l’Homme, son modèle de mondialisation se met au service de celui-ci et s’articule autour de l’interdépendance des Nations, du  dialogue des cultures et du co-développement. Son discours à la tribune des Nations-Unies le 22 septembre 2017, était un autre plaidoyer pour la valorisation de l’humain dans un monde régi par de nombreux  autres intérêts. Il dira à cet effet, « Mobilisons-nous et donnons à nos politiques priorité à l’être humain ».Ainsi,son regard sur les problématiques migratoires est  empreint de sollicitude. Comment en serait-il autrement ? Son pays accueille plusieurs milliers de réfugiés, et comme de nombreuses nations, il est confronté à l’émigration clandestine de sa jeune population. Pour ces questions, il prône comme ce fût le cas en janvier 2015 devant le corps diplomatique lors d’une cérémonie de présentation de vœux, « la solidarité internationale » que consacrerait  la concertation entre  les « pays d’origine de transit et de destination ». Et, au-delà des discours, son gouvernement s’implique dans la gestion des réfugiés et déplacés tout comme il a fait du retour des émigrés clandestins une priorité de son action. 

Corine Alima 

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