Les « Grandes réalisations » aux couleurs du multilatéralisme

Le Port en eau profonde de Kribi, la Centrale à gaz de Kribi, le barrage de Memve’ele, le barrage de Mekin, la première phase de l’autoroute Yaoundé-Douala, le barrage de Lom Pangar, le second pont sur le Wouri, les travaux d’aménagements des entrées Est et Ouest de la ville de Douala, la construction des logements sociaux… sont quelques exemples des grands projets initiés par le Chef de l’Etat à l’aube du septennat 2011-2018. Grâce aux pouvoirs de négociation du Président de la République, plus de 2000 Milliards ont été obtenus de bailleurs de fonds de nationalités diverses.

Lus sous le prisme politique, les grands projets de Paul Biya qui passaient pour des travaux d’Hercule, étaient tout juste considérés par une certaine critique comme de la bonne parole en période de campagne électorale. Juste un écran de fumée derrière lequel naturellement, on n’aurait rien. Pourtant, progressivement, l’homme d’Etat va mettre à profit toute la crédibilité dont il bénéficie à l’international pour lever des fonds considérables et mettre la machine en branle. Aujourd’hui, les réalisations sont factuelles à plus de 70%. Le Complexe portuaire de Kribi est opérationnel, le barrage de Lom Pangar a connu sa mise en eau, le second pont sur le Wouri est effectif, l’autoroute Douala-Yaoundé est bien avancée, pour ne citer que ces quelques ouvrages. Il faut noter que dans la plupart des cas, seuls les fonds de contreparties attendues du partenariat interne camerounais et chiffrés à environ 1100 Milliards ont parfois fait traîner certains travaux, puisque dédiés à l’indemnisation des populations riveraines.

En tête de liste des contributeurs, il faut saluer la Chine, fidèle parmi les plus fidèles, qui par son bras financier Eximbank China a alimenté la réalisation de sept projets avec une enveloppe de 1.762,32 Milliards Fcfa ; L’Agence Française de Développement (AFD) et le C2D ont financé quatre projets avec 217,535 Milliards Fcfa ; La Banque Africaine de Développement (BAD) a choisi deux projets avec 96 Milliards ; La Banque Mondiale un projet pour un investissement de 64,5 Milliards ; La BDEAC a mis 20 Milliards dans un projet tout comme la Banque Européenne d’Investissement qui a mis 19,7 Milliards pour soutenir un projet. D’autres partenaires comme l’Inde, le Maroc, le Brésil, les pays de l’Organisation de la Conférence Islamique ou la Banque Islamique de Développement ne sont pas en reste et comptent bien accompagner le Cameroun dans sa marche vers l’émergence et donner plus de couleurs à ce multilatéralisme efficient.

Corine Alima

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