Crise anglophone. Le ras-le-bol des populations face aux violences

D’après Cameroon tribune, elles comptent saisir l’opportunité de la prochaine fête nationale, pour dire une fois de plus leur ras-le-bol, face aux atrocités qu’elles subissent au quotidien, depuis plus d’un an.

Le Cameroun se prépare à célébrer dans quelques jours, la 46è Fête nationale de l’unité. Un moment qui revêt un caractère important pour les Camerounais, s’annonce particulier pour ceux des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ces deux régions sont en effet confrontées à d’importants défis sécuritaires dus aux violences orchestrées par les affidés des mouvements sécessionnistes. Cette montée des exactions des groupes armés vise à parvenir, par tous les moyens, à la partition du Cameroun. « Ces terroristes qui rejettent toute idée de dialogue en raison du fait qu’ils veulent imposer leurs vues extrémistes à la majorité qui refuse de les suivre, ont choisi d’utiliser la violence comme moyen de pression. Ennemis de la paix, de l’unité et de la stabilité nationale, ils prônent ouvertement la lutte armée. C’est ainsi qu’ils n’hésitent pas à s’attaquer aux populations civiles qui tentent de s’opposer à leur dessein funeste. Ils détruisent édifices et véhicules publics, incendient les établissements scolaires dans le but de priver les jeunes du droit fondamental et universel à l’éducation », peut-on lire dans le journal Cameroon tribune.

Pourtant, la volonté du président Paul Biya de trouver une issue pacifique ces tensions socio-politiques observées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest nées des revendications corporatistes, n’a jamais été prise à défaut. Paul Biya a prescrit au gouvernement des missions de paix et de dialogue sur le terrain. Des missions conduites dans le Nord-Ouest par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, et dans le Sud-Ouest par le président de la CNPBM, Peter Mafany Musonge. Des réponses ont aussi été apportées aux doléances des syndicats d’enseignants et d’avocats ainsi que des efforts de dialogue fournis par les pouvoirs publics pour un retour au calme. Dans cette logique, le président de la République a notamment décidé de la création de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM). « Malgré toutes ces mesures, la violence perdure, en raison de la détermination des extrémistes à exécuter leur agenda », déplore le quotidien bilingue national.

Lequel poursuit que : « Dans leur immense majorité, les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui sont attachées à la paix et à l’unité nationale, et qui n’aspirent qu’à vivre dans la quiétude, comptent saisir l’opportunité de la prochaine fête nationale, pour dire une fois de plus leur ras-le-bol, face aux atrocités qu’elles subissent au quotidien, depuis plus d’un an ». Voilà pourquoi, « Pour condamner la tentative de partition de leur pays, et réaffirmer leur fierté d’appartenir à un Cameroun uni, bilingue et multiculturel, héritage que leur ont laissé leurs parents, et qu’ils comptent transmettre intégralement aux générations futures », précise le journal.

 Corine Alima

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