Le Cameroun face au défi de l’insertion des jeunes

La promotion de l’emploi des jeunes est au cœur des politiques publiques au Cameroun.  L’État a pour cela adopté une approche participative impliquant divers acteurs sociaux.

L’insertion des jeunes diplômés est une préoccupation de l’Etat. A travers différents démembrements, les pouvoir publics se déploient pour faciliter l’insertion socioprofessionnelle des jeunes Camerounais. Diverses initiatives ont ainsi vu le jour à cet effet. Le Centre de Formation aux Métiers de Nkongsamba, inauguré vendredi 11 mai 2018 par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop), Zacharie Perevet, en est la dernière une illustration en date. Le Joyaux architectural construit sur 3418 m² pour 3 milliards de FCFA d’investissement est une école professionnelle de l’Etat ayant pour vocation d’offrir aux jeunes diplômés et aux travailleurs qui veulent améliorer leurs performances dans le cadre de la formation continue, des formations qualifiantes dans les domaines de la mécanique, du bois, de la soudure, du fraisage et du tournage.

Mais l’une des plus importantes initiatives en matière d’offre d’emplois au cours des sept dernières années aura été le recrutement de 25 000 jeunes à la Fonction publique. Ce recrutement public et massif a permis à de nombreux jeunes d’intégrer le secteur public. A côté de cette initiative, le gouvernement actionne d’autre levier pour juguler le chômage des jeunes au Cameroun. Notamment à travers le Fonds national de l’emploi qui multiplie des stratégies pour placer les jeunes diplômés camerounais. Dans ce sens, on peut citer la bourse de l’Emploi. Lancée en 2005. Ce projet an déjà enrôlé 2113 chercheurs d’emplois, 141 employeurs pour 195 offres et 760 postes d’emplois.

L’opération a permis de recruter entre 200 à 300 jeunes diplômés, jouissant d’un enseignement professionnel. Dans la seule région du Littoral, en 2008, les choses ont évolué. La bourse de l’Emploi a enregistré 6500 chercheurs d’emplois et 238 employeurs, pour un total de 251 offres. Il y a eu 600 emplois offert. A Promote 2017, la bourse a été plus fructueuse. « Nous avons reçu 125 employeurs, 5224 chercheurs d’emploi, pour 246 offres d’emploi qui faisaient 844 postes d’emploi. 233 jeunes ont été insérés immédiatement sur le site », explique Benjamin Kisso, le patron régional du FNE pour le Littoral.

Entre sa création en 1986 et l’année 2015, la structure dirigée par Camille Mouté à Bidias a enregistré 677 244 chercheurs d’emploi. En 25 ans d’existence, près de 443 221 candidats ont été placés dans différentes entreprises camerounaises publiques et privées. Dans le même temps, le FNE a contribué à la formation professionnelle des jeunes. Pour cette catégorie, la structure parle de 10 214 jeunes admis en formations formelles et 84 820 autres formés sur le tard. Dans son programme, la structure a également opté pour la formation de jeunes déjà diplômés. C’est ainsi que 7 780 ont reçu des formations en rapport avec leur qualification.

Julienne Ngobo

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