Le multilatéralisme, un outil d’influence au centre de la mondialisation

En matière de politique étrangère, le Cameroun n’affiche aucun complexe. Il noue des partenariats variés sur la base du respect et de l’équité.

Le 9 mai 2018 le Cameroun s’est joint à la communauté européenne vivant sur son territoire pour célébrer 60 ans d’une coopération fructueuse. Coopération qui a donné lieu à d’importants projets socio-économiques. L’Union Européenne est un partenaire de choix du Cameroun. Ce qui n’a pourtant pas empêché à « l’Afrique en miniature » de diversifier ses partenaires. En effet, le Cameroun noue avec de nombreuses autres instances internationales des relations constructives, mues par le respect, le dialogue, et l’équité. Le pays est notamment  membre des Nations Unies, de l’Union Africaine, du Commomwealth, de la Francophonie, de l’Organisation de la Conférence Islamique, entre autres. Dès les premières heures  de sa vie en tant que Nation indépendante et souveraine, les autorités camerounaises ont eu à cœur de développer une politique étrangère ouverte, donnant  lieu à de nombreux partenariats avec des « pays épris de paix », soucieux de bâtir des relations justes et mutuellement bénéfiques. Cette volonté s’est affirmée avec le Président Paul Biya, qui a apporté une nouvelle dynamique,  traduite par une montée en puissance de la diplomatie du Cameroun. Ses nombreux plaidoyers à la tribune de l’ONU pour faire entendre la voix du Cameroun, de l’Afrique ou en faveur d’une mondialisation « à visage humain » font du Cameroun, un acteur émergent de la scène internationale. La qualité et la variété des partenariats que le Cameroun contracte  témoignent aussi de ce dynamisme. Depuis quelques années, le pays développe avec la Chine, un partenariat qualifié d’exemplaire  au regard des projets socio-économiques qui en découlent et du respect que se donnent réciproquement les deux Nations. Avec La France, la Russie, ou même le Royaume Uni et les Etats –unis, les relations sont au beau fixe, et le soutien de ces nations n’a jamais fait défaut. Outre les intérêts économiques, la gestion des conflits est l’un des domaines d’intervention majeur du Cameroun à l’échelle mondiale. Sous le couvert des Nations Unies et de l’Union Africaine, les soldats camerounais participent à de nombreuses missions de maintien de la paix à travers le monde (Centrafrique, Cambodge, Soudan, etc.).

La volonté du Président Paul Biya de consolider une diplomatie ouverte s’appuie également sur certains facteurs aussi bien géostratégiques et qu’historiques. En effet, le Cameroun est un centre de convergence des voies migratoires, de par son statut de carrefour interrégional. A côté de cela, il faut dire que son passé colonial atypique l’a très tôt préparé au multilatéralisme. Le Cameroun a tour à tour subi un protectorat allemand, une tutelle et un mandat franco-britannique. Il est aussi l’un des rares pays africains à n’avoir jamais eu le statut de « Colonie ». Selon l’ancien Ministre des Affaires Etrangères Jean Keutcha, cette dernière particularité « a très tôt préparé le Cameroun à la vie internationale ». C’est donc fort de ces spécificités que la diplomatie camerounaise s’est au fil des années affirmée et imposée par l’ouverture, le non-alignement à quelques influences que ce soit, et surtout le principe de non-ingérence dans les affaires internes d’un Etat. Principes qui lui valent aujourd’hui de participer avec une assurance certaine au rendez-vous du donner et du recevoir.

Charles Abega

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