L’Armée camerounaise, creuset de l’Unité nationale

Véritable communion humaine, cette institution est un   laboratoire de l’Unité nationale au pays.

À quelques heures, d’une célébration historique de la vie de la nation camerounaise, il est intéressant de marquer un temps d’arrêt sur l’un des acteurs majeurs de cette célébration du 20 mai : l’Armée camerounaise. Plurielle à nombreux points de vue, l’armée camerounaise est cependant un bel exemple d’unité et de d’intégration nationale. Ici, des individus venus des quatre coins du pays se mobilisent et luttent quotidiennement pour une même cause, la sauvegarde de l’intégrité territoriale. Le déploiement des hommes sur le terrain à l’occasion des nombreuses crises sécuritaires qui mobilisent les Forces de défense a en effet donné l’occasion de vivre cette belle  communion fraternelle. Dans les camps militaires, à Fotokol ou à Sanda Wadjiri dans la région de l’Extrême-nord, les militaires ne parlent qu’une seule langue celle de la défense. Loin de leurs repères familiaux et d’existence, ces hommes  s’inventent de nouveaux cadres de vie sur la base  de la solidarité, de l’entraide, de la cohésion dans un esprit de discipline. Les journées sont rythmées par des opérations dangereuses, qui parfois débouchent sur des pertes tragiques, mais le plus souvent se soldent par de grandes victoires.

Ces victoires ne sont pas celles d’un  peuple du nord ou du sud, elles appartiennent à la  Nation toute entière et  portent les couleurs de la bravoure, du sacrifice et de l’amour de la patrie. Ces victoires acquises dans le sang, sont aussi un élément fédérateur, elles rapprochent les peuples, soudent les cultures, et renforcent le sentiment d’appartenance à un même pays. L’Armée camerounaise est colorée. Les recrutements et  les affectations dans ce corps ne tiennent jamais compte de l’appartenance tribale ou linguistique, tout au contraire ; tout en valorisant le mérite, la gestion des Hommes dans l’Armée camerounaise donne du contenu à l’intégration.    Cette armée est aussi plurielle au regard des corps qui la constituent. L’Armée de terre, l’Armée de l’air, la Marine, La Gendarmerie, les Sapeurs-pompiers et les forces spéciales sont autant de diversités qui réussissent pourtant  à ne  faire que la promotion du concept « d’interarmisation ». Un concept prôné par le chef de l’Etat à la faveur de la réforme de 2001. L’Armée camerounaise est donc ce moule où se consolide l’unité du pays. Par son engagement sur les fronts de guerre, par la cohésion dont elle fait montre dans la conduite des opérations, elle est une source d’inspiration pour tous les camerounais épris d’unité. Cet esprit de cohésion s’est également construit dans la discipline. A ce titre, le Général Pierre Semengue parlant de la performance du Cameroun lors du conflit de Bakassi précise que c’est aussi l’unicité et la discipline de l’armée camerounaise qui auront été déterminants face à une armée nigériane, très indisciplinée et politisée à cette époque.

Corine Alima

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