Sécurité routière : prometteuse embellie

Il fallait tout faire pour sortir de la zone d’alerte rouge et même orange. Alors, depuis une dizaine d’années, les autorités du Cameroun ont mis sur pied une synergie qui aujourd’hui semble porter des fruits. Plus de 20% de réduction du taux d’accidents mortels sur les routes sur toute l’étendue du territoire nationale.

Le constat fait par les organisations internationales spécialisées sur les questions de sécurité routière était alors alarmant. 1.300.000 décès causés chaque année par la violence routière à travers le monde, soit l’équivalent de la Guinée Equatoriale, sans compter les 50.000.000 de victimes de traumatismes divers. Un réel problème de santé publique surtout en Afrique qui est le théâtre de plus de 90% de cette épouvantable catastrophe. Le pic des 1000 morts et 5000 victimes de traumas par an longtemps dépassé au Cameroun. Des chiffres qui font froid dans le dos et qui ont poussé le gouvernement camerounais à tirer la sonnette d’alarme pour sortir de cette situation désastreuse. Alors déjà en juillet 2017, au cœur de la 6e série des conférences des points focaux du CONAROUTE à Yaoundé, on avait le souci de la mise en place d’un organisme unique chargé de la prévention et de la sécurité routière au Cameroun. Ce qui était également un vœu des experts des Nations Unies qui avait choisi le Cameroun et le Rwanda pour implémenter cette nouvelle disposition qui serait entièrement soutenue par l’ONU.

Au Cameroun, grâce aux autorités civiles et militaires, notamment le Conseil National de la Route CONAROUTE, l’accent a été mis sur la stabilisation et la réduction de moitié des accidents de la route avec la sûreté des infrastructures et des véhicules, les comportements responsables sur la route (la réglementation sur la ceinture de sécurité et le port du casque pour les motocyclistes, l’utilisation du téléphone au volant, la limitation de la vitesse…), la réforme sur la délivrance du permis de conduire, l’adoption des normes techniques sur le contrôle des véhicules, l’intensification des campagnes d’éducation et de sensibilisation par la gendarmerie, la police et le secteur privé, puis l’amélioration des plateaux techniques des hôpitaux.

Aujourd’hui, nous avons une tendance inversée avec 22% d’accidents en moins, conséquence de la mise en œuvre de toutes ces mesures de sécurité routière. Objectif visé à moyen terme, la réduction à 50% à l’horizon 2020.

Ces efforts contribuent à améliorer la gouvernance dans les transports qui constituent aujourd’hui un vecteur de développement.

Julienne Ngobo

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